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Les Mondes d'Antaris NOUVEAU : FLASH INFOS !

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Posté par Triss le 30-06-2008 à 15:33
Mini sommaire:
_Lexique complet p.12 (Mini lexiques en page 3 et plus complet p.4, 5 et 8).
_Résumé des parties 1 et 2 page 12 et début de la troisième !!!!!!

Si vous n'avez pas beaucoup de temps, vous pouvez donc passer directement passer à la partie 2 après avoir lu le résumé... Mais rien  ne vous empêche de prendre plus de temps pour tout lire...



Voici ma première fic, inventée de toute pièce avec quelques références cachées à de grands jeux vidéos, films, séries...

Bonne lecture, et soyez impitoyables dans vos critiques (je sens que je vais regretter d'avoir écrit ça...^^).

Le premier chapitre a été corrigé.
_______

CYCLE DE L'EVEIL : L'Aurore des Mondes

PROLOGUE

'L’Histoire que je vais vous raconter ne s’était encore jamais trouvée dans un livre. Elle est pourtant très ancienne, puisque, dit-on, l’histoire est un éternel recommencement. Mais c’est fou ce que l’humanité oublie vite ! Cette Histoire se déroule toujours au moment où j’écris.
Ici et ailleurs. A la fois partout et nulle part.
Vous vous direz sûrement en la lisant : « Mais c’est impossible ! »
Que nenni ! Et je vous le prouverais après avoir finit mon p’tit déj’ – toasts beurrés à la confiture de cranberry, miam !
Et, surtout, ne vous fiez jamais aux apparences, le futur est plus proche que l’on ne croit.'

#PARTIE 1 : Tant que l'on emporte le vent...

CHAPITRE 1 : Le Vert du Ciel

'Ces imbéciles de l’Alliance nous avaient bien prévenu que les pierres seraient d’une puissance colossale, voir dangereuse, puisqu’elles n’avaient jamais été contrôlées. Mais en nous disant cela, ils étaient déjà largement en dessous de la vérité.'

'Mondes et Merveilles', extrait de l’autobiographie de Marc Malvac.


Fin août 2017, au large des côtes bretonnes (France, Fédération Eurasiatique).


Le capitaine Henri Perlman pressa le bouton qui actionnait le treuil. Le filet amorça son ascension, déversant des tonnes des poissons et de crustacés habitant les fonds de la baie tandis que les marins triaient tout cela consciencieusement et rejetaient à la mer tout ce qui ne ressemblait pas à qu’on leur avait décrit. Autrement dit, tous les poissons et tous les crustacés remontés, qui faisaient une fois de plus le bonheur des goélands, mouettes rieuses et autres volatiles marins avides de nourriture facile.

C'était un homme d’une trentaine d’années, plus petit que la moyenne, mais bien musclé. Son visage taillé à la serpe présentait une peau tannée par le soleil malgré son jeune âge.




Dégoûté, Perlman se détourna de ce gigantesque gâchis et alla rejoindre l’homme qui se tenait à la proue du chalutier, le patron. Sachant qu’il valait mieux pour lui qu’il ne parle pas le premier, il laissa son regard errer sur l’océan en s’approchant le plus discrètement possible.

Les ardents rayons du soleil naissant d’été scintillaient sur le bleu émeraude de l’océan, tels de fugitives flaques de lumière pure. Les vagues se brisaient mélodieusement sur son bateau, humidifiant le pont de leur parfum délicatement iodé. Le capitaine regarda de nouveau son voisin accoudé au bastingage, ne pouvant s’empêcher de le dévisager.

C’était un homme dans la force de l’âge, grand, et bien bâti. Ses yeux d’un bleu profond étaient encadrés par un visage aux traits burinés mais détendus. Il était coiffé de cheveux roux à la coupe militaire. Il portait un ciré jaune sensé le protéger des embruns mais le capitaine voyait bien qu’il prenait un plaisir presque enfantin à se faire arroser d’écume. Il s’en dégageait un magnétisme irrésistible et une force de caractère hors du commun.

Il était venu rencontrer le capitaine Perlman alors que la crise des quotas menaçait de le mettre à la rue et qu’on voulait saisir le 'Poisson-Volant' – son chalutier. Il lui avait alors proposé un étrange marché et lui offrait plusieurs milliers d’euros par semaines et par membre d’équipage. Il voulait effectuer une mission d’exploration d’une zone bien précise située au large des côtes de la Bretagne. Il cherchait quelque chose de certain que l’on ne pouvait récupérer qu’avec un chalutier, et blablabla… Perlman n’avait pas besoin d’en entendre davantage ; du moment que ça renflouait rapidement ses comptes…




C’est pourquoi Perlman sursauta quand l’homme lui adressa la parole. Il pensait s’être approché sans bruit.

_Eh bien, capitaine. Comment se déroulent les recherches ? Demanda le patron qui ne semblait pas avoir remarqué le trouble de son interlocuteur.

_Pas très bien, monsieur Malvac, avoua l'intéressé après une courte hésitation. Le filet s’est déchiré à plusieurs reprises au cours de la nuit, les hommes sont épuisés malgré la répartition par quart et à part la petite statuette de marbre blanc, nous n’avons rien trouvé d’autre qui puisse intéresser votre organisation. Le fond de la mer est très irrégulier dans cette zone.

_Il fallait s’y attendre, dit Malvac après un bref silence. Mais je sens que mis à part les quelques fientes que vos hommes se reçoivent sur la tête avec tous ces oiseaux marins et l’odeur nauséabonde que dégage le pont arrière, quelque chose vous tracasse encore. Me trompé-je ?

Perlman s’efforça de cacher au mieux sa surprise. La capacité de déduction de cet homme était vraiment stupéfiante !

_Non monsieur, vous avez raison. Je suppose que vous vous êtes renseigné sur la météo d’aujourd’hui ?

_Bien sûr qu’oui ! S’étonna Malvac. Pourquoi cette question ?

_Alors vous n’êtes pas sans savoir qu’un ouragan nommé Clara se dirige vers nous. L’équipage s‘inquiète pour leurs familles et pour sa propre vie. Il serait préférable de…

_Non !

L’homme roux s’était tourné vers le capitaine Pelman et ses yeux étaient devenus aussi durs que de la glace.

_Pardon ? Balbutia ce dernier.

_Il n’est pas question de partir de la zone pour le moment, dit Malvac d’un ton qui n’admettait aucune réplique. Nous rentrerons au port de Brest juste avant l’ouragan.

Mais le capitaine Henri Perlman était aussi têtu qu’une mule et il ne comptait pas se taire aussi facilement. L’instinct de survie prit le pas sur la hiérarchie.

Mais pas trop.

_Patron ?

_Qu’y a-t-il 'encore' ?

_Tournez-vous vers l’ouest, je vous prie.

Malvac compris dans l’instant ce que le capitaine voulait, mais il pivota tout de même vers la poupe du chalutier.

_Et ensuite ? Demanda-t-il.

_Regardez l’horizon et dites-moi ce que vous voyez.

Malvac vit où Perlman voulait en venir.

_Je vois de sombres nuages progresser à une allure sensible vers nous. C’est la limite de l’ouragan. La mer doit être bien agitée, là-bas.

_Sauf que ce 'là-bas' se rapproche de nous et que je n’ai aucune envie de mourir ici !

_Nous rentrerons seulement quand la limite des nuages sera pratiquement sur nous, dit fermement Malvac. Combien de nouvelles remontées pourrons-nous faire avant cela ?

_Mais c’est du suicide ! s’emporta le capitaine Perlman.

_Répondez à ma question.

Perlman se força à se calmer et scruta l’horizon un moment avant de déclarer :

_Une seule remontée, je dirais…

_Bien, conclut l’homme, informez-en tout l’équipage et dite-lui aussi chacun d'entre eux recevra une prime de risques. Cela devrait faire taire les derniers récalcitrants. Le contenu du filet sera trié sur le chemin du retour par tout le monde. Je vous attendrais en suite dans ma cabine personnelle, je dois vous parler en privé.

Rasséné, le capitaine Perlman s’éloigna à la poupe annoncer la demi bonne nouvelle aux hommes.

Malvac put alors laisser son visage illustrer ses véritables sentiments. Son front se marqua d’une ride son regard reflétait les sombres nuages de Clara ainsi qu’une lueur d’inquiétude. Puis il se dirigea vers le poste de pilotage en se demandant comment un pareil monstre pouvait porter un nom aussi joli.










Une nouvelle ère va commencer.

Un étrange petit animal somnolait, caché dans un recoin sombre du poste de pilotage du chalutier. Il grignotait bien tranquillement des restes de biscuits aux raisins, mais il se recroquevilla dès qu’il entendit la porte s’ouvrir. Il ne risquait pas d’être découvert de sitôt – il était sur ce bateau depuis des semaines - mais il se sentait si proche du but qu’il ne voulait prendre aucun risque.

On l’appelle Myuck.

Son temps approche.










Une Nouvelle ère va bientôt commencer.

Un peu plus tard, Perlman rejoignit Malvac dans sa cabine.

Le Poisson-Volant était un énorme chalutier de 85 mètres de long qui avait autrefois servi pour des expéditions de plusieurs mois vers les contrées polaires où l’on pouvait faire de très bonnes pêches il y avait encore quelques années. Perlman en était le capitaine. L’introduction des quotas de pêches dans les eaux internationales ainsi que la création d’une Police Internationale Maritime dotée d’un budget colossal en 2011 l’avaient contraint à se recycler.

_Alors ? Demanda Malvac.

_Ils ont accepté.

_Evidement.

_Je leur ai demandé de nous avertir s’il y avait du nouveau.

_Je n’en attendais pas moins de votre part. Bien. Passons à autre chose.

Malvac sortit d’une mallette sécurisée un dossier avec les inscriptions TOP SECRET. Perlman commença à s’inquiéter quand il lui dit avec un sourire légèrement ironique :

_Tenez, on y trouve des informations des plus croustillantes. Ne vous inquiétez pas, vous avez le droit de l’ouvrir ; vous avez signé un accord de confidentialité. Je nous prépare un café.

Le capitaine ouvrit le dossier et le lut fébrilement en une heure chrono. Il faut dire que son excitation croissant au fur à mesure des informations que lui livrait ce mystérieux dossier et de la bonne demi-douzaine de tasses de café agissait sur lui.

Mais à la fin, Perlman ne savait toujours pas ce que l’on attendait de lui.

_Mais que me voulez-vous ? Demanda-t-il le plus sérieusement possible.

_Nous avons fait des recherches sur vous, dit Malvac. Et plus précisément sur une certaine période de votre passé entre les années 1987 et 1994. Ainsi que depuis le début de cette expédition.

Perlman commençait à comprendre et il n’aimait pas du tout la tournure que prenaient les choses.

_Or, reprit Malvac, nous savons que vous faites le même métier que moi depuis que je vous ai contacté. Nous avons fouillé votre armoire blindée et nous y avons trouvé des papiers intéressants.

Le capitaine était estomaqué.

__Mais comment avez vous fait sans la forcer ? Je n’avais absolument rien remarqué.

Malvac éclata de rire.

_Vous blindez l’avant d’une armoire sans même songer à l’arrière ! Avouez que ce n’est pas très malin pour un espion. On voit bien que les britanniques étaient pressés d’en avoir un pour voir si les accords internationaux étaient respectés.

Perlman était maintenant terrifié. Il savait qu’il pourrait laisser sa vie dans cette cabine et que l’enquête – s’il y en avait une – serait rapidement classée sans suite.

_Et que va-t-il m’arriver maintenant ?

_Il y a deux possibilités. Soit vous refusez l’offre que je vais vous faire et certaines personnes vous supprimeront une fois votre travail fini, soit vous acceptez cette offre et vous et votre famille serez riches.

Perlman, en marin averti, savait reconnaître une bouée de sauvetage quand on lui en lancait une.

_En quoi consiste cette offre ?

_L’Alliance des Services de Surveillance des Territoires Eurasiatiques vous propose de diriger une expédition de plusieurs mois dans l’endroit qui vous a été décrit dans le dossier.

_Pardonnez ma curiosité, mais dans quel but ?

_Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement de l’Union Fédérale Eurasiatique se sent très concerné par la crise du bouleversement du climat mondial.

_Et alors ?

_Le gouvernement développe en secret un système de prévision et de simulation mondial ultraperformant nommé Sentinelle. Il est censé prévenir les grandes catastrophes qui pourraient menacer notre planète sur plusieurs années.

_Pourquoi 'censé' ?

_Parce qu’il n’est pour l’instant capable de faire des prévisions fiables que sur quinze jours.

_Je comprends. Mais quel est le rapport avec la cité d’Antaris ?

_Nous savons qu’il existe là-bas un superordinateur qui est en avance de plusieurs décennies sur notre technologie, même si leurs habitants ne sont même pas encore sortis de leur période moyenâgeuse. Il pourrait nous apporter une aide précieuse.

_J’accepte.

Malvac fit mine d’avoir encore quelques doutes.

_Vraiment ? Vous ne souhaitez pas vous faire tuer tout de suite ?

_Je préfère mourir le plus tard possible. Comme vous me l’avez si justement rappelé, j’ai une famille.

Les traits de Malvac se fermèrent.

_Vous n’êtes pas le seul à avoir une famille ici, dit-il. J’ai une fille qui attend mon retour depuis le début de cette expédition sans savoir où je suis et ce que je fais.




Soudain, on frappa à la porte.

_Capitaine ! Nous avons trouvé quelque chose !

La porte de la cabine se déverrouilla en quelques secondes. Le marin dut se plaquer au mur pour éviter de se faire renverser par Perlman et Malvac qui ne lui prêtèrent aucune attention. Il foncèrent d’un même élan vers la poupe du Poisson-Volant, une petite ombre à leur suite.

Ils se figèrent toutefois devant quelque chose en forme de pavé et couvert d’une vase nauséabonde et entourée de poissons encore frétillants. L’odeur était si forte qu’ils n’osèrent pas s’avancer d’avantage.

_Je crois que vous allez bientôt revoir votre fille, dit doucement le capitaine Perlman.

Malvac était encore perplexe.

_Ouvrons d’abord ce coffre. Nous pourrons nous réjouir après.

C’était un ordre.

Les marins muselèrent donc leurs estomacs et entreprirent de débarrasser le coffre de toutes les saletés qui le recouvrait. Tout le monde aurait soupiré de soulagement s’il cela avait été autorisé quand Malvac lâcha enfin les mots tant attendus :

_Nous pouvons maintenant rentrer à Brest. Mettez les moteurs au maximum.

Le chalutier s’ébranla et mit le cap vers son port d’attache.

Désormais, on pouvait contempler un superbe coffre orné de motifs complexes et d’un mystérieux symbole reflétant la lumière du soleil du matin. Il la réfléchissait même très bien puisque le coffre était - au moins - plaqué d’or. Il brillait de mille feux.

Ce métal inoxydable avait préservé le coffre du temps et de la corrosivité de l’océan. Il était même en si bon état qu’il semblait avoir été lustré hier. On pouvait aussi voir que l’or était mêlé à un peu de bronze, lui conférant un nuancé vert qui contrastait avec les sombres nuages de l’horizon.

Il restait toutefois un dernier doute à lever.

_Reste à savoir s’il contient quelque chose, dit Malvac.

_Alors vérifions tout de suite, répondit le capitaine avant de se mettre à aboyer ses ordres. Thomas ! Un marteau et un burin !

Et il ajouta pour son patron sceptique :

_Ca va être du gâteau.







Mis à part le pilote qui était tenu de rester à son poste, tout l’équipage, les oreilles bouchées, était rassemblé autour du coffre sur ordre de Malvac. Ce dernier était bien le seul à ne pas se boucher les oreilles. Il avait en effet pris les devants en se bouchant les oreilles avec des boules Quies.

Ils regardaient leur capitaine, torse nu, le visage écarlate et le front suant derrière son masque de protection, s’acharner sur le coffre qui venait d’être découvert. A ses pieds se trouvaient un marteau, un burin et un chalumeau. La fine pellicule d’or avait disparu par endroits, révélant un métal argenté et ultra résistant.

La scie électrique qui s’attaquait en vain au blindage du coffre ne produisait que quelques étincelles dérisoires.

_Ca suffit, Perlman ! hurla Malvac pour couvrir le bruit suraigu produit par les frottements entre la machine et le coffre. Ce truc est encore plus résistant que du titane ! Ravalez votre fierté et arrêtez cette machine infernale !

Une fois le bruit incriminé supprimé, le soulagement fut immédiat et unanime.

Perlman alla se rhabiller tandis que Malvac tentait de se déboucher une oreille qui avait mal été protégée.

_Il faut utiliser les grands moyens et notre tête pour ouvrir ce coffre-fort, dit-il au retour du capitaine. Je vais utiliser du plastique amélioré pour ouvrir le couvercle.

_Cela ne risque-t-il pas d’endommager son contenu ? S’inquiéta le capitaine. Ou encore mon navire ?

_ Vous serez alors largement dédommagé.

Malvac s’éloigna un instant dans sa cabine. Il en ressortit les bras chargés de petits lingots qui ressemblaient vaguement à de la pâte à modeler ainsi que quelques détonateurs. Il en plaça à intervalles réguliers dans une ligne creuse habilement dissimulée entre les motifs qui entourait le haut du coffre.

_Depuis que ce vent du large s’est mis à souffler, j’ai un très mauvais pressentiment, confia la capitaine Perlman à Malvac.

Ce dernier haussa les épaule.

_Bah. Vous vous inquiétez pour rien.

A l’est, malgré sa vitesse élevée, l’ouragan rattrapait progressivement le Poisson-Volant. La mer devenaient de plus en plus houleuse. Les vagues se brisaient maintenant avec beaucoup plus de violence contre la coque. Il commençait à pleuvoir. Malvac hurla ses ordres.

_Tout le monde à la proue puis accrochez-vous au bastingage ! Ca va secouer !

Perlman vérifia que tout le monde était en sécurité puis Malvac sorti un petit boîtier noir de la poche droite de son cirée. Il avait enroulé son bras gauche autour du bastingage. Il lança le décompte.

_Trois, deux, un…

Il pressa le bouton qui dépassait du boîtier.

BANG !

La détonation claqua furieusement aux oreilles de tous ceux qui étaient sur ce bateau, puis le chalutier fut secoué par un violent soubresaut. Tout devint calme.

Trop calme.

Fiiiiii…BLANG ! Balang !

Le couvercle arraché du coffre venait de retomber violemment à quelques centimètres à peine du marin prénommé Thomas. Malvac eu même le luxe de s’inquiéter pour le marin.

_Ca va ? Demanda–t-il.

_Est-ce que j’ai l’air d’aller bien ? Bougonna Thomas.

Il était blême et avait une main crispée sur son cœur. Il tremblait comme une feuille.

_Désolé, dit sincèrement Malvac. Je pensais que nous étions suffisamment loin du lieu de l’explosion. J’ajouterais une prime pour vous.

_Trop aimable, ironisa thomas. Je me ferai des crêpes bretonnes une fois de retour chez moi pour oublier que j’ai failli en devenir une.

Perlman se décida à intervenir avant que cela ne dégénère.

_Si on allait voir ce qui reste du coffre et de l’arrière de mon navire ?

On lui emboîta le pas.




Les nuages menaçants s’amassaient en nombre au-dessus d’eux mais le vent ne soufflait plus. Le soleil fut caché et tout devint plus sombre..

La houle devenait de plus en plus violente, mais elle ne frappait plus le bateau.

Enfin, quand la fumée se dissipa, l’équipage put voir ce qui restait de la poupe du Poisson-Volant. Etrangement, il n’était pas si abîmé que cela. Mais personne n’y prêtait attention.

Il s’échappait du coffre éventré d’étranges rayons verts et violets qui ondulaient doucement, achevant de compléter ce tableau surnaturel.

Les deux agents secrets s’approchèrent prudemment des lumières tandis que l’équipage restait en retrait. Maintenant qu’ils étaient plus proches du coffre, ils s’aperçurent qu’une étrange mélodie émanait des rayons.

Une mélodie douce.

Une mélodie inquiétante.

Ils s’agenouillèrent sur le ponton encore fumant et regardèrent l’intérieur du coffre. Les parois devaient être faites d’un matériau très résistant car il avait non seulement résisté à l’explosion, mais il réfléchissait aussi très bien la lumière. Les deux hommes voyaient leur visage se refléter sur le fond. Sauf près des sources lumineuses. Ces lumières provenaient de deux objets distincts fixés au fond de ce coffre.

Deux pierres.

C’était ces deux pierres - l’une était verte, l’autre, violette et presque noire - lumineuses et mélodieuses qui étaient protégées par un coffre encore plus solide que le coffre-fort d’une banque suisse !

Malvac aurait été déçu s’il n’y avait pas tous ces phénomènes étranges. L’Alliance sera surprise, mais ravie.

Quant au capitaine Perlman, son pressentiment se mua en certitude : ils étaient en grand danger. Il le sentait dans ses os. Malvac, se pencha alors et saisit une pierre à chaque main.

_Non ! cria Perlman.

Mais il était déjà trop tard.

Un petit animal tout blanc se faufila furieusement entre les jambes des marins et se jeta sur la main de Malvac qui avait la pierre sombre. Cet étrange animal avait la forme et la taille d’un écureuil mais aussi certaines caractéristiques que l’on trouvait chez les renards.

C’était Myuck.

Il mordit violemment la main de Malvac qui lâcha les pierres sous la douleur. Myuk se saisit de la pierre sombre juste à ce moment là.

C’est alors que se produisit une catastrophe.




Un jet de lumière verte s’échappa violemment vers le ciel. Quand il atteignit les nuages, ils s’assombrirent tellement et ils étaient devenus si nombreux que l’on eut l’impression que la nuit était tombée. On ne voyait plus que le rayon vert.

Il produisait maintenant une série de sons qui oscillaient entre des claquements secs et des explosions de canons.

Tout à coup, le rayon se déchira juste au-dessus de la ligne nuageuse. Les vagues se déchaînèrent sur le bateau et la pluie crépita de nouveau sur le pont. Le vent hurlait plus fort que jamais aux oreilles des hommes du Poisson-Volant. Ils s’agrippèrent à grande peine sur les prises qui leur tombaient sous la main, sauf le capitaine qui venait d’être éjecté par-dessus bord.

Le joyau vert s’élevait lentement vers le ciel.

Le bateau, ballotté par une mer démontée, n’était plus protégé.

Il y eut une explosion de lumière colorée qui aveugla le capitaine tombé à la mer. Quand ses yeux furent réhabitués à l’obscurité, il constata qu’il ne restait plus que lui au milieu de cet océan déchaîné.

Le 'Poisson-Volant' s’est envolé.

Une Nouvelle Ere vient de commencer.


-_-
Et voilà !^^
Qu'en pensez-vous ?

Répondre

Posté par Molock le 30-03-2007 à 13:33
Avatar de MolockTrès bonne description de l'ambiance (serais-tu fils de marin par hasard ?). On se croirait sur le navire tellement l'atmosphère est bien servie. Le mystère est également présent et la description adroite sans être lourde.  
On ressent l'inquiétude du capitaine et on reste sur les dents tout le long du chapitre pour savoir ce que contient ce coffre récalcitrant (j'aurai parié pour une mitraillette dernier cri ou un sabre antique ? LOL). La fin laisse un bon suspens et il évident que cet incident aura une répercussion sans pareille. Maintenant... on attend le chapitre 2.

Répondre

Posté par Triss le 03-04-2007 à 15:07
@ Molock
J'ai corrigé.
J'espère que tu as aussi remarqué qu'il y avait un peu d'humour ? Je me suis donné beaucoup^de mal pour ça.
=
Quant aux autres, ne soyez pas timides ! Postez des critiques!
=
Allez, je suis en forme : je publie le chapitre suivant. Bonne lecture !

=--------======______=====--=

Avant de commencer :
une table de correspondance (vous comprendrez après):
_leïkof : loutre
_sherkynn : écureuil
_tirmon : furet
_larfen : loup (Molock, si tu lit ça...^^)
_klar : rat
_lewaesh : belette

CHAPITRE 2 : Le Chant des Guerriers

'Lors de la première mission d’exploration effectuée dans l’autre monde, nous nous sommes aperçus à notre plus grande stupéfaction qu’aucun être humain n’avait foulé cette terre avant nous. Toutefois, des êtres conscients y vivent et ils sont civilisés. Bien qu’ayant une forme humanoïde, leur apparence tient aussi des différents animaux présents sur Terre, notamment des mammifères. Ils se désignent entre eux 'Ghenaks.' '
Extrait du préambule du premier rapport sur l’Endertyl



Le même jour, à environ dix kilomètres au Nord-ouest d’Antaris.



Loin, très loin des côtes françaises, dans un autre monde, sur une autre terre, se produisit un autre événement marquant le commencement de cette nouvelle Ere. Certaines mauvaises langues - sans doute des petites natures - dirent qu’il fut moins spectaculaire que le précédent et beaucoup plus sanglant.

Peut être, mais il fut d’une importance capitale pour la suite de l’histoire.



Les premiers croissants de Jehde et Jehda, les deux lunes d’Endertyl, étaient encore bien hauts dans le ciel matinal. Les neiges éternelles du massif montagneux de l’Azrereïl s’illuminaient doucement au rythme serein de l’aube naissante.


A ses pieds s’étendait la somptueuse forêt de Beraïkel. Elle était encore emmitouflée dans son épaisse brume matinale, caractéristique de la proximité de la Mer des Mille terres. Cette brume apparaissait environ un mois avant l’équinoxe d’automne.

Au milieu des arbres serpentait une importante piste marchande qui empruntait un tracé plus ou moins parallèle à celui de la côte. Cette route était une des plus fréquentée de l’Est de ce continent mais bien peu de caravanes de marchands se risquaient à lever le camp pour poursuivre leur voyage avant que la brume n’ait totalement disparue.

Car on racontait qu’il y avait autant de brigands embusqués au bord du chemin que de marchands ! Et les fréquentes attaques de convois ne faisaient que renforcer la mauvaise réputation de la route.

Ce faisant, bon nombre de convois s’entouraient de mercenaires, qui étaient eux-mêmes d’anciens bandits reconvertis !







Malgré le danger, deux voyageurs parcouraient la piste vers le sud.

Vers Antaris.

Ces ghenaks appartenaient à la race des leïkofs.

De sexes et d’âges différents, ils chevauchaient chacun leur propre isket, un animal qui ressemblait grosso modo à un cerf aux bois peu développés et doté d’une impressionnante crinière.

En principe, cela signifiait qu’ils étaient tous deux issus d’un milieu plutôt aisé, contrairement à ce que laissaient supposer leurs vêtements de guerriers usés et poussiéreux.

Dans le dos de chaque cavalier était fixé un fourreau, et dans chacun de ces fourreaux reposait une solide épée au tranchant acéré.






Devant poursuivre leur route coûte que coûte à travers le bois embrumé, ils étaient constamment en alerte. Tous leurs sens étaient à l’affût du moindre bruit, du moindre mouvement.

Du moindre danger.

Les oiseaux n’avaient toujours pas commencé leurs chants, laissant la forêt plus menaçante que jamais. La discrétion et la patience étaient donc des plus recommandés.



Mais la jeune leïkof n’était pas un modèle de patience et elle finit par lâcher un long soupir agacé. N’y tenant plus, elle se tourna alors vers son aîné.

_Tu es sûr que l’on arrivera sur les rives du Reht avant le déjeuner ? Demanda-t-elle. Ça fait au moins une semaine que l’on étouffe dans cette forêt qui n’en finit pas.

Elle parlait à voix basse car le son portait loin dans la brume. Son interlocuteur l’imita.

_Lanella Nihl Terek ! Fit-il. Ne fais pas semblant d’avoir oublié ! Qu’est-ce que je t’avais déjà dit à ce sujet ?

L’interpellée se frappa le front d’un geste mélodramatique. On pouvait distinguer sur le dos de sa main droite une des lignes de poils clairs formant un symbole étrange. Tout comme chez son aîné. Ils portaient d’ailleurs tous les deux une pierre bleue en médaillon.

_Oh ! C’est vrai, ironisa-t-elle. Excuse-moi, ô grand maître Latrel Trahn Mek, plus grand bretteur de tout Endertyl, qui a eu la malédiction d’avoir comme élève une sale gamine telle que moi.

Latrel cacha son sourire du mieux qu’il put et poussa un soupir faussement désespéré tout en évitant souplement une branche basse d’un châtaigner. Il ne supportait pas vraiment qu’une élève tutoie son maître d’armes mais il n’avait pas le choix, il l’avait promis à son meilleur ami qui lui avait confié sa fille il y a un an, et en plus, c’était sa…

_Tu sais, Latrel, reprit Lanella, ce qui fit grimacer ce dernier. Il est inutile de chercher à te faire vouvoyer par tes proches. Et je veux que tu saches que tu resteras mon petit parrain adoré quoi qu’il arrive.

Elle lui porta le coup fatal en lui offrant un sourire éblouissant accompagné d’un clin d’œil affectueux. En plus, il fallait le reconnaître, Latrel, bien qu’étant un combattant redoutable, arrivait à peine à l’épaule de son élève de par sa taille. Il fallait dire qu’elle grandissait encore un peu malgré son âge - seize ans.

_Bon, d’accord, murmura le vieux maître, vaincu. Même si tu as triché. Mais, je t’en supplie, ne redit pas cela lorsque nous rencontrerons le président des Assemblées d’Antaris. Je n’ai pas envie que tu fasses capoter les négociations. On a déjà frisé l’incident diplomatique à Ernae. Ils nous ont quand même accordé leur soutien militaire, mais de justesse.

_Promis, assura-t-elle. Je n’assommerais pas le fils du roi même s’il me fait du charme pour finalement me demander d’être son énième épouse après son énième divorce. Je lui dirais seulement - et poliment - 'non'.

Latrel haussa un sourcil grisonnant.

_Lanella ?

_Oui ?

_Antaris est une 'république'.

La jeune leïkof se gratta pensivement ses fines moustaches avant de rétorquer malicieusement :

_Alors je ne te promets rien.

Le vieux leïkof ne jugea pas utile de répondre à la boutade.

Quand elle s’y mettait, la jeune demoiselle devenait encore plus cabocharde qu’une heluym - l’équivalent endertilian d’une mule.

Elle repoussait toutes les avances du sexe opposé. Il fallait croire que Lanella était très jolie. C’est en tout cas ce qu’en avait dit nombreux et malheureux prétendants juste avant que la belle ne révèle un tempérament des plus explosifs.

_Si tout se passe bien, murmura fermement le maître d’armes, nous passerons le fleuve juste avant le déjeuner. Nous pourrons alors nous restaurer « Au Repos du Guerrier ». Nous y rencontrerons un jeune guerrier sherkynn qui pourra nous renseigner sur la situation du pays.

Et maintenant j’aimerais que tu te taises car j’estime que nous avons assez parlé comme cela.

Lanella ne répondit rien, car ils se mettaient en danger en discutant ainsi.








Quelques minutes plus tard, ils venaient tout juste de traverser un petit ruisselet encore bien embrumé. Latrel sentit soudain qu’un sabot de son isket rencontrait une résistance. Il comprit tout de suite ce qui se passait.

Tant pis pour la discrétion.

Soudain, la résistance céda.

_Attention ! Cria-t-il.

Pang !

Pang ! Pang ! Pang !

Les détonations retentirent juste derrière les deux voyageurs. Leurs iskets se cabrèrent brusquement.

Lanella réussit tant bien que mal à maîtriser sa monture, mais pas Latrel ; il avait acheté cet isket il y a peu de temps. Il fonça sur la route et le maître d’armes ne s’y était pas préparé.

Son front heurta avec violence une épaisse branche de chêne et il fut éjecté de sa selle.

Il retomba brutalement sur le bord moussu du chemin et sur le dos.
L’isket, de son côté, continuait sa course paniquée.







_Latrel ! Non ! Hurla Lanella.

Elle descendit de son isket et l’attacha à la hâte à un hêtre proche.

Elle se précipita vers son parrain blessé, mais des ghenaks surgirent des arbres et des buissons alentours et lui barrèrent la route. Et ils n’avaient pas l’air d’être animés des meilleurs intentions.

Il y avait des klars, des tirmons et d’autres ghenaks dotés d’une réputation bien peu reluisante.

Mais ce qui était le plus inquiétant, c’était les dagues, les coutelas et autres armes blanches qu’ils tenaient entre leurs mains.

Il fallait se rendre à l’évidence : ce ramassis de pouilleux était bel et bien un groupe de brigands.







Lanella fronça d’abord les sourcils puis elle dégaina son épée.

_Laissez-moi passer, ordonna-t-elle.

Un grand tirmon au pelage miteux et aux yeux bruns eut alors un sourire amusé qui découvrit ses derniers chicots. Il était armé d’une longue épée rouillée de la garde à la pointe.

Lanella en déduisit que c’était le chef de la bande.

_Range ton jouet, bébé, railla-t-il. Tu pourrais te blesser. En plus, tu es cernée.

Les truants éclatèrent alors de rire.

La jeune élève s’aperçu ainsi qu’il disait vrai. Mais elle s’aperçut aussi qu’ils n’étaient que huit.

Le plus jeune d’entre eux, en revanche, avait un rire forcé.

De toute évidence, ce jeune larfen qui n’était même pas encore sorti de l’enfance avait été enrôlé de force dans la bande et, d’après l’état de ses vêtements, depuis peu de temps.

Un curieux détail attira alors son attention. Il avait le même symbole qu’elle sur sa main droite mais pas de médaillon. Elle s’aperçut juste après que ce dernier -un diamant noir - était accroché autour du cou du tirmon qui commandait le groupe.

Elle entra dans une rage froide et se jura de tuer ce sale voleur.

Et puis, on ne traitait pas impunément Lanella Nihl Terek de bébé.



Le visage impassible, elle rengaina son arme.

La grande crapule baissa sa garde et s’approche imprudemment de la jeune leïkof.

Erreur fatale.

_Et maintenant, tu vas nous suivre bien gentim…

PAF !

A la stupeur des bandits, Lanella avait envoyé un poing bien pensé dans la figure du chef qui mordit la poussière. Elle le saisit alors de ses deux mains puis l’envoya voler hors du chemin. Le tirmon, non sans avoir hurlé, atterrit violemment dans des buissons épineux entourés de ronces. Il était sonné pour un petit moment.

La jeune leïkof en profita pour dégainer et planta son épée dans le ventre d’un lewaesh encore abasourdi qui l’empêchait d’accéder à son maître d’armes.

Il ne s’était pas encore effondré qu’elle était déjà agenouillée auprès de son parrain. Elle lui releva doucement sa tête couverte du sang qui coulait d’une profonde blessure au front. Il ouvrit lentement les yeux.

_Latrel ! Dit-elle, à la fois effrayée et inquiète. Est-ce que ça va ? Oh,

Latrel ! Dis-moi que ça va !

_Lanella… murmura-t-il faiblement.

_Latrel !

Le vieux leïkof inspira un grand coup et il put parler plus fort.

_Lanella, reprit-il, il faut que tu chantes. Je sais que tu ne l’as jamais fait, mais il le faut. Tu dois nous sauver. Non seulement pour te sauver toi, pour me sauver, mais aussi pour sauver ton peuple, pour sauver Endertyl…

Trop affaibli par sa blessure, le vieux maître d’armes sombra dans l’inconscience.






Une voix retentit alors dans l’esprit de Lanella.

_' Ne tourne jamais le dos à tes ennemis ', dit-elle.

La voix était indubitablement masculine.

Lanella se tourna vers la bande de vermines et vit qu’elle commençait à se rassembler docilement près de leur chef, mis à part le jeune larfen qui restait à l’écart. Le grand tirmon émergea en pestant des buissons et crachait ses dernières dents.

_' Mais qui es-tu ? ' pensa-t-elle.

_' Je celui qui était chargé de vous rencontrer à l’auberge ', répondit la voix, ' mais j’avais pris un peu de retard. Puis j’ai entendu des explosions et je suis en ce moment caché au sommet d’un arbre, un arc à la main et le carquois plein de flèches. Je vais vous aider à vous sortir de là. '

Satisfaite de la réponse, la jeune guerrière se concentra sur ses ennemis.




Le grand tirmon avait finalement réussi à s’extraire de son piège épineux.

_Toi ! Cracha-t-il. Tu vas laver cette humiliation de ton sang !

Lanella demeura silencieuse et adopta la garde parfaite que lui avait enseigné Latrel. Le grand tirmon commençait à lui taper sur les nerfs et cela renforça sa volonté de lui rabattre le caquet.

Définitivement.

_Tuez-la ! Cria le chef aux autres bandits.

Mais comme le groupe était majoritairement composé de poules mouillées jusqu’à l’os qui préféraient s’en prendre aux plus faibles, il n’y eut pas grand monde qui s’avança. Excepté un lewaesh tout en muscle et borgne qui se précipita sur la jeune bretteuse tandis que les autres restaient peureusement en arrière.

Lanella était prête.

Le brigand avait à peine parcouru la moitié de la distance qui le séparait de sa future victime qu’une flèche surgit tel un éclair du sommet des arbres et le cueillit à la gorge. Il s’effondra dans un gargouillis écœurant.

Evidemment, le chef était plus furieux que jamais. Il ne chercha même pas à comprendre d’où provenait cette flèche. Pour lui, cela était encore un mauvais coup de la jeune leïkof.

Il se tourna alors vers le jeune larfen. Le pauvre petit ghenak tremblait comme une feuille.

_Toi, le sale mioche bon à rien ! rugit le grand tirmon. Si tu ne me transperces pas le cou de cette sale gamine tout de suite, c’est moi qui vais te transpercer le tien !

Lanella s’aperçue alors que l’enfant avait pleins de petits coutelas accrochés à sa ceinture. Leurs regards se croisèrent un court instant, le jeune larfen leva un de ses coutelas… et le planta dans le pied du grand tirmon qui lâcha sa lame de douleur et de surprise !

_Pas question ! Dit-il de sa voie encore juvénile. Je suis un Durnakan et je refuse de tuer une autre Durnakan.





Soudain, un second trait sortit du couvert des arbres. Il visait cette fois-ci le chef des brigands qui était provisoirement immobilisé. Mais il réussit à dégager le couteau de son pied et il parvint à éviter la flèche au dernier moment.

Elle se ficha dans la main du jeune rebelle, celle qui portait le signe, la pointe ressortant par la paume du pauvre ghenak. Sous le coup de la douleur, il s’écroula au sol.





La voix retentit de nouveau dans l’esprit de Lanella.

_'Ça devient risqué pour le petit', dit-elle. 'Attention, j’arrive !'

Un sherkynn surgit alors du sommet des arbres. Il atterrit souplement à côté de Lanella.

Il était grand, musclé, et ses habits entièrement verts se fondaient à merveille dans les sous-bois. Il tenait fermement entre ses mains une épée finement ouvragée dont l’éclat de la lame indiquait qu’elle était soit neuve, soit extrêmement résistante.

Après avoir jeté un coup d’œil sur la puissante musculature de cette aide inattendue, la jeune bretteuse opta finalement pour la deuxième proposition. Il devait avoir laissé son arc et ses flèches dans les arbres pour pas être encombré.

Son pelage était entièrement noir, excepté sur le dos de sa main droite où se trouvait un étrange signe d’une blancheur immaculée semblable à celui que portait les autres Durnakans. Son médaillon était fait d’ambre pur.

Il ne devait avoir au maximum qu’un an de plus que Lanella.






_Il va falloir chanter, dit le sherkynn. A trois. Un…

Le chef des brigands avait ramassé son épée toute rouillée. On pouvait distinguer une lueur de folie dans ses yeux.

_Sale noiraud ! Hurla-t-il. Tu vas me le payer cher ! Yaaa !

Il se rua sur les deux jeunes guerriers. Un des bandits avaient compris le danger et pris ses jambes à son cou tandis que les autres suivirent aveuglément leur meneur et sa folie meurtrière.

Les deux Durnakans étaient en garde et ne bougèrent pas d’un iota.

_Deux…

Les bandits brandissaient déjà leurs armes, se réjouissant d’avance du massacre qui allait s’ensuivre.

Sauf qu’ils ignoraient que c’était eux qui allaient en être les victimes.

_Trois ! Maintenant !

Leurs pierres s’illuminèrent et ils chantèrent.






Les voix des deux Durnakans se firent plus graves. Le chant ressemblait vaguement au savant mélange d’un chœur féminin et d’un chœur grégorien.

Mais il était plus puissant qu’un chant normal.

Beaucoup plus puissant.

Leurs épées s’illuminèrent en fonction de la couleur de la pierre de chacun.

Le ciel se déchira et de splendides Aurores multicolores apparurent.

Il leur semblait que les gestes de leurs assaillants devenaient de plus
en plus lents et maladroits tandis qu'aux yeux des brigands, les

Durnakans devenaient de plus en plus rapides et avaient des mouvements de plus en plus précis.

Les deux guerriers devinrent complètement incontrôlables.

La bataille fut d’une violence et d’une rapidité inouïe.

Lanella tua d’abord le chef. Elle lui planta son épée dans le cœur,
décapita aussitôt après un hirnem et pour finir transperça le ventre d’un klar.

Le jeune sherkynn, de son côté, planta son épée dans un autre tirmon et trancha la tête d’un lewaesh.

La bataille n’avait pas durée plus de quinze secondes.

Les pierres des deux Durnakans redevinrent inertes.

Le chant des guerriers cessa aussitôt.

Les deux Durnakans se rendirent alors compte du carnage qui s’étendait devant eux.

Quant au ciel, il était toujours parcouru d’Aurores colorées.


===--__
Et voilà !
Chapitre corrigé.

Répondre

Posté par Molock le 30-03-2007 à 14:28
Avatar de MolockJ'ai relevé beaucoup moins de fautes, superbe progression.

Très bonne suite avec cet instant comique entre l'apprentie et le maitre d'armes (et parrain) qui m'a fait sourire. Sinon, les descriptions sont toujours aussi bien faites (même si on sait rien sur l'apparence de ces deux personnages mais tu réserves certainement cela pour la suite^^). Sinon, on imagine aisément la situation avec le voyage, le guet-apens, le combat... Cette fic est prometteuse ! ^^

Répondre

Posté par Triss le 03-04-2007 à 13:30
L'apparence des pessonages sera détaillés au fur et à mesure de l'histoire (tu peux te faire une idée avec l''extrait d'encyclopédie' au début du chapitre 2)., surtout après le 'passage' vers le chapitre 10.
Qu'est-ce que c'est ?
Ca, tu le sauras lors des chapitres 5-6.

Au fait, je ne suis pas fils de marin.

Répondre

Posté par - cassandra - le 30-03-2007 à 16:23
Avatar de - cassandra -Génial ! T'écris vraiment bien pour le moment c'est giga à par comme Molock que l'aparence des deux personnages n'est pas décrite... pour la suite peut-être ?

En effet j'avais saisi le ton d'humour dans le texte et pour ce qui est des description c'est bien, peut-être des fois un peu long d'ailleurs.

Ensuite poste pas tes chapitres vite sinon on aura pas le courage de lire car je veux pas dire... mais ils sont assez long pour des personnes qui n'aime pas lire...

Sinon coupe les si tu veux en mettre plusieurs en même temps sinon espace les temps de publication.

Pour le moment y beaucoup de chose qui reste flou mais j'ai hâte de lire la suite :p !

Bravo bravo !!! tout le monde devrait faire ds fics comme ça sur le site ! LOL

Répondre

Posté par Kikart le 02-04-2007 à 18:26
Avatar de KikartJe n'ai lu que le premier chapitre, car je n'ai pas énormément de temps.
En un mot: c'est génial ! Super descriptions, on se croirait vraiment sur le bateau ! Rien à redire, à part 2 fautes peu importantes que j'ai oublié de relever, tout est parfait. Je pense sérieusement qu'à ce rythme, tu ferais un excellent auteur plus tard.
Je te donnerai mon avis pour le chap deux au plus vite, mais je reste, pour le moment, sur une fin magnifique.

Chap 2: super ! Rien à redire, tout est parfait, sauf deux choses: je n'ai pas compris comment était arrivé l'archer (caché dans l'arbre) au début. C'est pit-être un peu fouilli là. Et aussi, une 'bretteuse' n'existe pas, c'est juste un mot masculin ^^
Sinon, c'est vraiment bien ! Long, descriptions géniales, beaucoup de races différentes (j'avoue avoir été impressionné), mais pour le moment, toutes n'ont pas leur propres caractéristiques (genre l'une est plus forte que l'autre, mais elle est moins rapide, etc.). L'attaque finale était bien pensée, j'avoue que chanter pour faire une attaque ultime, faut y songer.
Bref, on attend la suite avec impatience :p

Répondre

Posté par Triss le 03-04-2007 à 13:20
@ -cassandra-
Ne t'inquiète pas, le rythme va être beaucoup moins rapide, à présent.
J'en ai publié deux rapidement pour que vous vous fesiez une idée de l'histoire, car elle se passe dans plusieurs mondes différents, au cas où certain ne l'aurais pas remarqué.^^

@ Kikart
'Bretteuse' n'existe pas ? Cool ! J'ai inventé un nouveau mot !^^
Mais comme je n'ai pas le dico de l'Académie Française comme livre de chevet, je laisse le mot.

Répondre

Posté par - cassandra - le 03-04-2007 à 18:28
Avatar de - cassandra -LOL ! C'est vrai que bretteur est un mot pour désigner un homme... mais tu n'as qu'à utiliser bretteuse XD on comprendra ^^ après tout... on dit bien écrivaine maintenant lol alors demain ou pourra peut-être dire bretteuse...

Répondre

Posté par Triss le 05-11-2007 à 11:09
@ -cassandra-
J'ai tenu compte d'un de tes précédents avis et...

@Un peut tout le monde
...Je fractionne les chapitres, le rythme sera donc plus rapide que s'ils étaient d'un seul bloc.

Rassurez-vous, j'écris maintenant mes chapitres en version light (mais je ne peux pas modifier ceux qui sont déjà écris).

Le rythme d'écriture sera assez rapide pour l' 'Aurore des Mondes' car il est déjà bien avancé dans ma tête, mais je vais ESSAYER de me contrôler (vous voyez la nuance ?).


___---___===___---
Je publie à l'arrach' la première partie de ce nouveau chapitre. Désolé, mais j'ai pas vraiment le temps de mettre en forme. Manque de pot, vous vous ramassez la partie 'descriptions'. Mais vous devriez quand même un peu flipper.

Désolé pour les retardataires, mais afin d'éviter qu'on me pompe la fic, je remplace ce chapitre par un résumé.



CHAPITRE 3 ,1/2, RESUME: Qui sème le Vent…

Ca commence sur Terre par une édition spéciale d'une chaîne TV du service public français, où le présentateur raconte en substance que l'ouragan Clara risque de dévaster toute l'europe de l'Ouest, que les présidentes française et eurasiatique vont donner une conférence à l'Elysée, et qu'un gros chalutier à mystérieusement disparu au large de la Bretagne.^^
...(A suivre)
---___===-__-=-_-_=-==_=-_==-_==-_-=_=-=--____-=

Répondre

Posté par - cassandra - le 06-04-2007 à 20:11
Avatar de - cassandra -Mouhaha ^^' j'avoue si quelqu'un sent pas que la pression monte dans ce chapitre, c'est qu'il est mal réveillé MDR !

Ca fait trop flippé et on est assez captivé à savoir ce qu'est devenu notre bateau et ce qui va se passer juste après... là c'est l'état d'alerte ?
Je sens que la suite promet :p !!

J'ai trouvé ce chapitre très bien ! Continue d'écrire comme ça c'est génial XD tu arrives bien à décrire les différents évenements à plusieurs endroits et on croirait vraiment cette ' édition spéciale ' tellement tu décris bien ;) !

Répondre

Posté par Kikart le 06-04-2007 à 21:25
Avatar de KikartPareil, rien à dire, sauf que c'est merveilleux.
J'avoue que, plongé dans l'histoire, la catastrophe qui se prépare fait peur. Par contre, les bâtiments sportifs accueillent toutes les personnes voulant s'abriter car il est munis d'un toit. Mais face à un ouragan de 800km de diamètre, s'il passe pas très loin du gymnase, le toit ne servira à rien ^^

Mais sinon, bravo ! Toujours aussi bien, continue comme ça ;)

Répondre

Posté par Triss le 10-04-2007 à 13:48
@-cassandra-
Et pour la petite info, l'ai du bidouiller mon ordi pour pour voir que le nom du jour du 17 août 2017 était un jeudi.^^

Sinon, je vous prévient, le partite 2/2  comportera encore beaucoup de descriptions inclues les nombreux dialogues. C'est sensé faire monter le suspense, mais je ne sais pas du tout quelle sera votre réaction. J'avoue être un peu nerveux. Publication immédiate !

Pour le chalutier, vous aurez l'occas' de le revoir au chapitre 5. Et je pense que vous serez surpris...

@ Kikart
J'ai modifié un peu le texte pour que tu n'ais rien à redire. Et je te signale que, contrairement à la Suisse (par exemple), la France ne possède pas d'abri anti-atomiques pour se protéger des catastrophes.

Répondre

Posté par Molock le 07-04-2007 à 12:22
Avatar de MolockWow ! Ca c'est une édition spéciale de première.

Description de qualité, orthographe très bon, entretien du suspens... Que dire de plus ? L'horizon semble rêveuse, continue comme ça !

Répondre

Posté par Triss le 19-11-2007 à 16:24  
Voici enfin la partie 'assomante' du troisième chapitre. Désolé d'aller aussi vite, mais il n'y en a pas des masses à lire et j'ai craqué ce week-end de Pâques : j'ai écrit 4 nouveaux chapitres.


Désolé pour les retardataires, mais le chapritre 3 est remplacé par un résumé. Je fais cela pour éviter qu'on me vole l'histoire (ce qui n'est pas très joli joli de faire, mais il y en a toujours pour piquer les créations de autres, hélas). Je préfère rester prudent.

_-==_-=_-=_-=_-=_-=_-
Chapitre 3 : 2/2

Mayko Ajima  de Météoeurope, la présidente de la Fédération Eurasiatique Carolyn Lloyd  et la présidente française Pascale Perrin discutent sur le chemin de l'Elysée des conséquenses éventuelles et catastrophique que pourrait avoir l'ouragan s'il atteingnait les terres.

Comme Météoeurope n'arrive toujours pas à prévoir le passage du cyclone Clara, les présidentes proposent l'aide du supercalculateur du programme Sentinelle, que Mayko accepte aussitôt.



=_-=_-=_-=_-=_-

Et voilà ! Suspense, suspense ! J'espère que ça vous a plu ! Tous à vos claviers pour vos critiques !^^

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