Posté par Triss le 03-12-2007 à 09:47
Merci pour les compliments,( même si je donne l'impression de faire le crâneure, j'essaie surtout de ne pas paraître ingrat).
S'ennuyer ? C'est vrai qu'il y a pas mal de dialogues dans le chapitre3.03 2/2, mais c'est des inos essentielles pour la suite, alors...
Enfin quelqu'un qui me comprend sur le sujet des tortures 'douces'...
Le vent de Zelda WW, j'y avais pas pensé. C'était juste pour l'ambiance. Par contre pour le médecin, je me suis bien inspiré (mais j'ai quand même pas copié) de Zelda TP. C'était un des moments les plus drôles de ce jeu.lol
Pour la cédille majuscule, j'ai juste fait Maj+F3 sur Word, mais je me suis aperçut des autres fautes plus tard, sur le net, où je pouvait pas faire grand chose, mais je vais essayer de changer ça.
Pour les guillemets, je vois pas de quel endroit tu parles. Tout à l'air normal de ce côté.
Voilà!
Prochain chapitre aujoud'hui, samedi 1er décembre, comme promis.
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CHAPITRE 4 : Banquet présidentiel
'Le plus dur après le passage de Clara, ce fut de minimiser l’événement de la base de St-Cyr-Coëtquidan. Nous avions déjà assez de problèmes diplomatiques comme cela, en particulier avec les États-Unis qui nous collaient aux basques et qui voulaient à tout prix envoyer quelques missiles en Turquie pour protéger ses bases militaires d’une attaque d’un groupe terroriste inconnu. Nous n’avions vraiment pas besoin qu’ils fourrent leur nez dans le Programme Sentinelle.'
Carolyn Lloyd, « Grand Discours » du 1er janvier 2025.
J-10
Romans-sur-Isère ( Drôme ), France ( FEA )
Le jingle du JT venait de commencer, avec des images flashs saturant ainsi le système visuel des malheureux téléspectateurs qui avaient sélectionné la chaîne d’information à ce moment là. Cette méthode évitait ainsi qu’une majorité d’entre eux ne zappe sur une chaîne concurrente. Norvan en faisait parti, affalé sur le confortable canapé de Michel Malvac, le grand-père de Maeva, chez qui il se trouvait, avec l’interdiction de sortir au dehors.
Devant la foule d’images défilant à toute allure, son système cognitif n’en retint que quelque unes : l’effondrement des Tours jumelles de World Trade Center ( les images symboliques accrochent l’œil du téléspectateur aussi sûrement que de la glue extraforte ), quelques grands présidents du monde, des guerres diverses ou encore les images de Pluton réalisées quelques années plus tôt par la sonde New Horizons.
Norvan n’avait pas toutefois pas reconnu une image subliminale nettement plus « quotidienne » que le reste : la vision fugitive d’un canard en plastique – on disait à l’époque que c’était celui du patron de la chaîne.
La musique était bien sûr adaptée au rythme effréné des images.
Soudain un présentateur vedette dont la maquilleuse avait un peu forcée sur le fond de teint creva l’écran.
« Mesdames, messieurs, bonjour. Bienvenue dans notre présentation des titres qui seront développés au cours de cette édition de la mi-journée du samedi 19 août 2017. »
Sa voix régulière et formatée indiqua à Norvan qu’il lisait un prompteur situé hors champ. Sur le bas de l’écran s’était inscrit « Bilan humain miraculeux ».
« Un bilan humain miraculeux, c’est ce qu’a déclaré le Premier ministre français Charles Laguérant après l’annonce du bilan encore provisoire de l’ouragan Clara. Il a par ailleurs refusé de répondre aux questions portant sur les faits inexpliqués qui se sont produit lors de celui-ci. Je vous rappelle que ce bilan est actuellement de 538 morts, plus de 4800 blessés et de 133 disparus, dont l’équipage d’un chalutier croisant au large de la Bretagne. »
Le visage du présentateur était impassible, formé pour éviter de pleurer comme un veau en énonçant tous les maux de la planète les uns après les autres. Le titre suivant était « 3ème choc pétrolier ».
« Pour la première fois dans l’histoire de l’or noir, le baril de brut vient dépasser la barre des 200 dollars à la bourse de Londres dès sa réouverture ce matin. »
Puis l’animateur enchaîna « habillement » pour introduire le sujet suivant : « Réchauffement climatique ».
« Vous savez sans doute que la combustion du pétrole émet des gaz à effet de serre contribuant au réchauffement global. Eh bien d’après une étude récente réunissant des scientifiques de plus de 30 États, dont la Fédération, les glaciers du Groenland ont déjà perdu plus de 30 % de leur volume depuis 2000. C’est plus que ce qui avait été prévu à l’époque, car la fonte s’est particulièrement accrue cette année.»
« La prévision annuelle de la hausse du niveau des mers a d’ailleurs été revue à la hausse, passant ainsi de 3 à 12 centimètres minimum. La plupart des atolls du monde ont d’ailleurs décidé d’évacuer toute leur population. Il ne reste plus aujourd’hui que quelques scientifiques sur ces îles. C’est le dossier de cette édition. »
Norvan pensait alors en avoir fini - il avait déjà vu tout cela sur une chaîne concurrente -, mais une nouvelle information était tombée depuis : « Mars bientôt habitable ? ».
« Et enfin, cette information arrivée en dernière minute : l’Agence Spatiale Eurasiatique a détecté une hausse significative de la pression atmosphérique sur la planète rouge. Selon elle, la pression pourrait être suffisamment élevée pour faire fondre toute l’eau contenue dans les calottes polaires, rendant ainsi la planète habitable. »
Norvan posa son doigt avec détermination sur la meilleure chaîne de tout le panel de canaux de la TNT : il avait ainsi éteint le téléviseur Haute Définition, il en avait assez de tout ça.
Après que les médecins de l’hôpital de Valence l’avaient laissé sortir contre la promesse de bien se reposer pendant quelques jours, il appela par le biais d’Aya - son forfait bloqué était épuisé et Aya pouvait parler, elle - un ami qu’il connaissait depuis toujours et dont il rendait très souvent visite. Un certain Olrik Berek.
Olrik et les filles ne s’étaient jamais rencontré, aussi ce premier et Aya furent assez surpris de découvrir le visage de l’autre (son mobile et celui de la jeune fille étaient équipés de la visiophonie). Agréablement surpris.
Ils se ressaisirent assez vite. La jeune fille lui expliqua en détail leur problème sans toutefois parler des messages mentaux qu’ils pouvaient s’envoyer. Olrik avait assuré avoir compris et annonça sa venue le lendemain avec des invités mais n’avait pas donné de précision, ni d’instruction. Sauf une.
Le jeune homme à la tignasse rousse avait interdit à Norvan de sortir au dehors afin d’éviter de se faire remarquer et par la suite se faire exhiber comme une bête de foire. Le plus dur fut de résister à la tentation d’accompagner ses amies au cinéma multiplexe, qui venait de s’équiper de nouveaux projecteurs numériques et qui rediffusaient toute la trilogie d’A la Croisée des Mondes en 3D. Aya et Maeva ne l’avaient pas empêché de les accompagner, mais elles lui avaient clairement rappelé ce qu’il se passerait s’il enfreignait ce qui c’était transformé en un véritable pari : elles l’appelleraient jusqu’à la fin de sa vie « mon petit elfe » s’il mettait un seul pied dehors. Et il en était hors de question pour le jeune homme.
Depuis, il s’ennuyait ferme, et ce n’était pas les parties de Scrabble qu’il remportait toujours les yeux fermés contre Michel Malvac qui allaient le distraire.
Il avait donc rongé son frein en attendant Olrik et ce que son ami appelait ses « invitées » en jouant sur sa console de jeu, mais il avait fini tous ses jeux en un temps record et fit tous ses bagages. Il s’ennuya ensuite devant la télévision LCD HD de Michel Malvac - le grand-père de Maeva, qui n’avait même pas d’ordinateur - et attendait avec impatience l’arrivée d’Olrik. Et même si le vieil homme connaissait le secret de Maeva, Aya et Norvan - la transmission de messages mentaux -, il était assez peu loquace.
Michel surgit de la cuisine, surchauffée malgré une cheminée aspirante de ventilation. Veuf depuis les dix ans de sa petite-fille, il s’occupait de pratiquement tout dans cette maison et, même s’il était trop fier pour le dire, il répugnait à laisser partir tout ce sang neuf qui lui rappelait ses jeunes et lointaines années.
_Allez mon gars, dit-il avec une légère pointe d’accent provençal. Aide-moi à sortir les tables d’sous la tonnelle et à les mettre à l’ombre. Sinon nous allons tous tomber com’des mouches avant l’dessert !
_“Pas de problème”, répondit le jeune homme blond muet, plus impatient que jamais de voir la fin des ennuis arriver.
Et ils sortirent de la maison, bravant ainsi toutes les interdictions d’Olrik. Mais à part si quelqu’un avait emporté une caméra à vitesse d’enregistrement ultrarapide dans un des TGV « Marseille - Grenoble » qui parcouraient à allure « réduite » la voie ferrée longeant la propriété, personne de l’extérieur ne risquait de remarquer les oreilles plus pointues que la normale de Norvan.
Michel tenait une pile d’assiettes qu’il fourra dans les bras de Norvan tandis qu’il prenait le reste des couverts et posèrent le tout sur une table d’acier peinte en vert, déjà placée sous l’arbre. Ils sortirent donc une grande table en plastique de sous la tonnelle accolée à la maison.
Mais le jeune homme fut tout de même surpris de constater que le vieil homme n’avait pas mis de nappe et mettait les couverts de tous les jours alors qu’il avait une argenterie familiale qui faisait verdir les voisins de jalousie. Il jeta un regard interrogateur à Michel Malvac, mais les yeux gris de l’ancien regardaient obstinément les chaises en plastique qu’il disposait autour des tables.
Norvan abandonna bien vite l’espoir de comprendre le surprenant grand-père de son amie. Il avait déjà de la chance qu’il accepte de ne rien dire à propos de l’affinage subit des oreilles du jeune homme. L’ancien semblait aussi avoir ses secrets.
Enfin, alors qu’ils apportaient les dernières touches de présentation de repas, une berline noire aux vitres teintées arriva sur la pelouse d’entrée, suivit d’Aya et de Maeva, qui peinaient à suivre le rythme de l’imposante voiture avec leurs vélos antiques prêtés par Michel. Le véhicule fit le tour de la pelouse, en position pour pouvoir repartir rapidement tandis que les filles rangeaient leurs bicyclettes dans un petit cabanon métallique à côté du bâtiment principal.
Du véhicule en sortit d’abord Mayko Ajima et Pascale Perrin. La présidente française n’avait sans doute pas signalé ce déplacement aux médias qui sinon seraient précipités à sa suite. Son oncle n’étant d’autre que le grand-père de Maeva, il préférait de loin la discrétion.
La présidente s’approcha pour serrer son oncle dans ses bras, mais celui-ci lui tendit sa main vers sa nièce pour une simple poignée impersonnelle. Le visage de la quarantenaire s’assombrit.
D’après cet accueil glacial, Norvan devina que Michel Malvac ne semblait pas accepter quelque chose ayant sans doute fait l’objet d’âpres discussions quelques années auparavant et qu’il en gardait encore une certaine rancune.
Aya se précipita vers sa mère qui l’étreignit avec beaucoup d’affection. La peur d’avoir perdue sa fille lors de l’ouragan était encore vivace.
Maeva rejoignit Norvan, qui avait déjà échangé une bonne poignée de main avec la présidente, qui s’était montrée très intriquée par les fines oreilles du jeune homme.
_“ Alors, comment était le film ? ” demanda-t-il mentalement.
_“ Toujours aussi bien ”, répondit la jeune fille rousse. “ Même si je ne suis toujours pas d’accord avec l’idée véhiculé par l’auteur des romans.”
Elle était chrétienne protestante évangélique, et croyait donc en Dieu. Norvan n’avait pas envie de polémiquer et changea de sujet.
_“ Comment avez-vous fait pour les croiser ? ” interrogea-t-il en désignant discrètement la berline du menton.
_“ Ils se sont perdus et sont tombés sur nous par hasard, car aucun des occupants ne se souvenait de l’itinéraire ”, expliqua-t-elle. “ Le chauffeur n’avait pas vraiment le sens de l’orientation, surtout que la voiture n’était équipée que du système GPS. Et depuis que le président des USA avait bloqué toute utilisation civile du dispositif après l’ouragan et l’attentat du barrage en Turquie. Carolyn Lloyd est en ce moment même en train d’essayer de le convaincre de rétablir le GPS, mais j’ai peu d’espoirs.”
Son ami fit la grimace. Il ne la comprenait que trop bien. Le président des États-Unis était l’ex petit copain de la présidente. Et la rupture avait été plus qu’agitée. Les relations entre l’ex-superpuissance et la Fédération s’étaient plutôt tendues, même si de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le ridicule des différents entre les deux États.
D’ailleurs, une voix furieuse reconnaissable entre mille s’éleva depuis la portière ouverte que tenait le chauffeur, impassible. L’explosive présidente de la FEA en sortie peut après, un portable collé à l’oreille, en communication avec quelqu’un parlant anglais. Dire que la discussion fut tout sauf amicale était en dessous de la vérité.
Carolyn parlait si vite que même Norvan, qui se débrouillait plutôt bien en anglais dû demander à Maeva, bilingue, ce qui se disait.
-“ Elle est en train de lui dire que faire un coup pareil est une véritable… disons… bêtise, et que le monde commençait à être en plein chaos, malgré le système Galiléo. Elle dit aussi que cela pénalise surtout ce qui reste de l’économie américaine et qu’il est vraiment sucidaire. Oulà ! Là, ils en viennent aux missiles à tête nucléaire et… ”
La jeune fille était soudainement devenue toute pâle. Pendant ce temps, le chauffeur avait déplié un fauteuil roulant.
-“ Quoi ? ” fit Norvan, inquiet. “ Que dit-elle ? ”
-“ Elle dit plein de méchants gros mots ”, fit alors une voix mentale moqueuse qui semblait provenir de la voiture.
Olrik s’extraillit avec difficulté de la berline et réussit avec l’aide du chauffeur et d’Aya à se hisser sur son fauteuil roulant puis à poser un ordinateur portable sur ses genoux insensibles. La jeune eurasiatique poussa le beau gosse vers ses amis tout en lui faisant la conversation.
-Je ne comprends pas, fit-elle oralement. Norvan ne nous avait pas prévenu que tu étais paralysé.
-Tout simplement parce que je ne l’étais pas avant son départ pour les vacances.
-Oh. Je suis désolée. Accident de voiture ?
-Non, non ma jolie, pas besoin de t’excuser. Je me suis juste levé un bon matin et je me suis cassé la figure en essayant de me tenir debout. Mes jambes ont cessé de me porter du jour au lendemain !
Aya s’arrêta, interloquée.
-Comment m’as-tu appelé ?
-Hein ? fit Olrik, qui ne voyait pas du tout où elle voulait en venir.
-Je ne suis pas la première nana venue, moi ! se vexa la jeune fille brune. Et si tu veux que je t’aide à te déplacer, appelle-moi plus poliment que 'ma jolie' ! Je ne serai pas ta prochaine conquête, sale dragueur ! Et tu ne me jetteras sûrement pas à la poubelle, moi !
Et elle le planta sur la pelouse et rentra dans la maison pour se laver les mains.
Norvan remplaça Aya, un sourire moqueur aux lèvres. Son ami était un séducteur invétéré et il venait de se prendre son premier râteau depuis des années.
_Quoi ? grommela celui-ci en voyant l’air railleur de son ami. J’en trouverais bien une autre !
Le problème, c’est qu’il n’arrivait pas à chasser cette fille de son esprit, et qu’il ne voyait pas comment lui plaire autrement qu’avec ses « bonnes vielles méthodes ». Il faudrait qu’il étudie le problème, bien plus difficile que la prédictibilité des nombres premiers. Cela nuisait à sa capacité de réflexion.
La présidente de la FEA sorti enfin de la voiture, un portable et un sac à main avec elle.
Après les salutations d’usage, elle s’adressa alors directement au grand-père de Maeva.
-Puis-je recharger mon portable quelque part, s’il-vous plaît ? La batterie 'long life' m’a lâché au beau milieu d’une conversation très… importante.
-Bien sûr, répondit Michel Malvac. Suivez-moi.
Il l’entraîna alors à l’intérieur de la maison.
Dès que Carolyn Lloyd fut hors de vue, sa collègue française poussa un soupir de soulagement. Ils avaient frôlé l’incident diplomatique.
Un peu plus tard, ils prirent tous place autour des tables collées l’une contre l’autre. Le vieil homme leur porta d’abord une salade de haricots du jardin, de pommes de terres et d’œufs durs biologiques émiettés. Le jeune informaticien fit analyser sa glycémie puis se fit une piqûre d’insuline. Maeva fit une prière silencieuse afin de ne pas importuner leurs invités. Les autres s’attaquèrent tout de suite à leur assiette.
-Oh ! Au fait, Norvan, lâcha Olrik à brûle-pourpoint, j’ai fait le test de comparaison. Il est positif à cent pourcent.
A part Olrik et son ami, personne ne semblait être au courant, mais ce qu’avait dit le jeune prodige semblait énorme, puisque Norvan s’étouffa brusquement en avalant sa nourriture et devint livide. Olrik étant à côté de lui et lui tapa le dos pour l’aider à faire passer le tout.
-T’en fais pas, dit-il. Tu t’en remettras. Je t’envie moi… Au moins, tu ne risque pas d’avoir autant de problèmes de santé que moi !
En effet, celui-ci était en train d’ingurgiter une douzaine de médicaments différents. Il y avait entre autres des antihypertenseurs, des antidépresseurs faisant partie de la nouvelle génération de médicaments.
Aya observa bouche bée Olrik avaler une à une les différentes gélules de différentes couleurs, avant de demander, non sans oublier comment il lui avait parlé tout à l’heure.
-Eh ben… C’est pour quoi, tout ça ?
Olrik compta sur ses doigts tout en énumérant la liste.
-D’abord, il y a quelque chose contre l’hypertension, un autre contre les maladies cardiaques, un autre contre les maladies vasculaires, un autre contre les maux de têtes, un autre contre la dépression…
-Euh… Merci Olrik, fit la jeune fille qui ne s’attendait pas à autant de maladies à la fois. T’as l’air assez mal loti.
-Mal loti tout court, fatalisa le garçon roux. C’est comme ça depuis ma naissance, j’ai failli y passer bien des fois et on m’a déjà soigné pour cinq cancers.
Il n’avait visiblement pas l’intention de s’étaler sur le sujet. Aya ravala donc ses autres questions, mais n’abandonna pas sa quête de réponses sur les origines de l’accumulation des maux d’Olrik, qu’elle trouvait anormale.
Ils finirent donc l’entrée à leur rythme et passèrent au plat principal, qui consistait en des escalopes panées accompagnées de spaghettis saupoudré de gruyère râpé. Même si les ingrédients ne l’étaient pas, la préparation était certifiée faite maison.
-Je crois que tu ferais mieux de leur dire pourquoi nous sommes venus avec toi, dit Pascale au jeune surdoué.
-Comme vous voudrez, madame, répondit Olrik la bouche la moitié pleine.
Il s’adressa alors aux autres jeunes assis autour de la table. Soudain très attentifs.
-Vous avez sans doute entendu parler du projet Sentinelle, visant à prévoir les catastrophes naturelles de notre monde et à s’en prémunir ?
-Plus ou moins, répondit Maeva. Je crois qu’une collaboration internationale a même été mise en place pour en faire profiter d’autres États.
-En effet. Mais ce dont vous devez sans doute ignorer, c’est que ce n’est que la partie rendue au public afin de calmer les médias. Nous avons d’ailleurs dû en révéler un peu plus lors de l’approche du cyclone. Le super calculateur que nous avons développé est en fait un ordinateur quantique capable de plusieurs milliards de milliards d’opérations par secondes. Mais ce que je vais vous dire maintenant dépasse le domaine public. Vous ne connaîtrez pas tout en détail, et certains d’entre vous connaissent déjà une partie de ce que je vais vous révéler.
Il jeta un regard en coin à Norvan et au grand-père de Maeva, qui ne cillèrent même pas. Il rompit un morceau de pain et tâcha de saucer son assiette. Il avait fini son escalope et ses pâtes avant tout le monde.
-Sentinelle peut faire bien plus que prévoir les catastrophes. Il est capable de pirater n’importe quel ordinateur relié à Internet ou en réseau, de craquer tous les codes en moins de quelques secondes et est inviolable. Il peut encore annihiler un ou plusieurs pays en saturant tout leur système Internet, et même détourner de l’électricité du réseau en sélectionnant les endroits qui en ont le moins besoin. Mais le plus grand objectif de Sentinelle est d’agir sur l’environnement, en réduisant un ouragan à néant, par exemple, en faisant pleuvoir dans le désert, en abaissant le taux de CO2 dans l’atmosphère, ou même en faisant baisser le niveau des mers. Nous en sommes encore loin, mais nous sommes sur la bonne voie.
-N’y a-t-il pas des risques de… dérives ? interrogea Maeva.
-Le supercalculateur ne réagit en principe qu’au son de ma voix, détermine si ce que je demande est possible, puis il accepte ou non. Par exemple, il n’accepterait jamais de lancer un missile nucléaire sur la Maison Blanche, même si je sais que certaines personnes ici présentes en seraient bien tentées.
Il darda pendant un bref instant un regard sans équivoque sur la présidente de la FEA.
Carolyn serra les dents, mais ne dit rien, transperçant furieusement ses pâtes au fromage avec sa fourchette.
-Je sais que ça à un peu l’air science-fiction, intervint Aya, mais ton supercalculateur, là, il ne risque pas de lui prendre l’envie de l’envoyer sur nous, le missile ?
-Il n’y a pour l’instant aucun risque, assura Olrik. Il est sous mon contrôle et je suis le seul à pouvoir le détruire s’il y a un risque de dérapage.
-Mais…objecta Aya.
-Inutile de te fatiguer à réfléchir à d’autres questions, ma belle, l’interrompit le jeune homme roux, qui avait fait le compliment sans même s’en rendre compte. J’ai dit tout ce dont vous aviez besoin de savoir sur cet appareil. Mais maintenant, dites-moi les filles : ça vous dit un job d’été très bien rémunéré ?
Alors qu’Aya ouvrait la bouche pour rabrouer l’impudent, Maeva prit la parole.
-Quelle sorte de job ? demanda-t-elle, intriguée.
-Sentinelle a vérifié vos dossiers académiques de vos lycées respectifs.
-Et ? dit Maeva, qui commençait à deviner où il voulait en venir.
-Alors Sentinelle en a déduit que vous faisiez exprès d’avoir des notes plus basses que vos possibilités réelles. Le supercalculateur a même réussit à faire une estimation de votre QI Affiné, un QI qui est plus fiable que les précédents tests. Je peux donc affirmer sans trop me tromper que toi, Maeva, tu es capable de traduire un texte inconnu instantanément et que toi, Aya, tu peux sans problème lire un texte étranger sans accent.
-Et alors ? Qu’est-ce que ça peux vous faire ? s’agaça Aya.
Carolyn Lloyd, qui n’avait pas prononcé un mot depuis le début du repas, pris alors la parole.
-Une équipe du programme Sentinelle va être dépêchée en Turquie pour des fouilles archéologiques, expliqua-t-elle 'calmement' - ce qui était rarissime ces temps-ci. Nous allons profiter de l’effondrement d’un barrage hydroélectrique dans le Sud du pays pour faire des recherches poussées et ainsi compléter la banque de donnée de l’ordinateur. Ne me demandez pas pourquoi, vous saurez tout le nécessaire au QG de Sentinelle, en Bretagne… Si vous acceptez, bien sûr.
-Ça durera combien de temps ? demanda Maeva.
-Combien serons-nous payées ? interrogea Aya, beaucoup plus terre à terre.
-Trois mille cinq cents euros chacune et par jour si vous vous mettez à notre service pour dix jours, répondit la présidente française.
Olrik ne put s’empêcher d’y mettre son grain de sel.
-Et il va de soi que Norvan et moi y allons aussi. Mon ami s’y connaît assez bien en matière d’informatique, même s’il n’est pas spécialisé dans le domaine.
-Ne t’en fait pas pour moi, Maeva, fit Michel Malvac. J’arrive encore à me débrouiller sans toi pour tenir cette maison. Je ne pense pas que ta mère y serait opposée puisqu’elle siège au conseil d’administration du programme depuis plusieurs années.
-Et je donnerais volontiers mon accord, dit Mayko Ajima à sa fille. Après tout, tu seras majeure dans quelques mois.
Les deux jeunes filles s’entreregardèrent. L’offre était plus que tentante.
-J’accepte, dirent-elles d’une même voix.
-Parfait, approuva la présidente de la FEA. Les contrats seront signés dans l’avion qui vous emmènera vers Rennes. Olrik et Norvan vont vous accompagner. Vous partirez pour Lyon-St-Exupéry juste à la fin du repas.
Le jeune prodige adressa un clin d’œil à la jeune fille aux traits asiatiques, qui le foudroya du regard en retour.
Norvan lança un soupir muet. Le voyage promettait d’être animé.
Quand l’assiette de fromage passa entre les mains des convives, Maeva posa enfin la question qui la tracassait.
-Excusez-moi, mesdames, mais avez-vous des nouvelles du chalutier porté disparu ? Mon père…
-Désolée, dit la présidente de la France. Nous n’avons pas grand chose de nouveau. Nous avons bien retrouvé le capitaine à demi noyé, mais il est encore trop faible pour dire quoi que ce soit de cohérent. Mais tant que les recherches ne sont pas terminées, il reste encore de l’espoir.
Ce n’était pas très réjouissant, mais Maeva réussit à offrir un sourire forcé à la femme brune.
-Merci quand même pour ces informations, dit-elle.
Alors qu’ils étaient au dessert - un délicieux gâteau de semoule-, le portable d’Olrik sonna, ce qui lui valu bien des regards désapprobateurs. Il décrocha quand même, arguant que c’était un numéro prioritaire.
La communication étant uniquement vocale, il colla son mobile contre son oreille.
-Allô ! Qu’est-ce qu’il y a, Sentinelle ? Je suis occupé, là.
Mais au fur et à mesure de la conversation, le visage du jeune homme blêmi, jusqu’à devenir aussi pâle que de la craie.
-Merci de l’info. Je le préviens tout de suite. Non, non. Il ne te reconnaîtrait pas ou ne te croirait pas. Oui, c’est ça. Bye !
Il coupa la communication. Clic.
Il composa ensuite un numéro à toute allure.
-Que se passe-t-il ? demanda Pascale Perrin. Il y a un problème ?
-Un peu, oui, dit-il. Le géologue de la prochaine expédition se trouve actuellement en Auvergne, pile sur une nappe phréatique où vient de remonter du magma. Tout le coin va sauter d’une minute à l’autre ! Et lui, il ne le sait pas.
Il ouvrit sous ordinateur déjà allumé. Il lança aussitôt une localisation géographique du scientifique par le biais du pistage Galiléo du mobile du géologue.
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Voilà !
Bon, comme le chapitre est plutôt volumineux, vous devrez attendre un peu plus longtemps que prévu puisque je ne peux pas trop le fractionner.
@+!
Répondre
Posté par Triss le 08-01-2008 à 09:09
Ben tiens. La voilà ^^.
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CHAPITRE 5 : Pétard mouillé
J-10
Quelque part dans la chaîne des Puys en Auvergne (France), FEA.
Gérard de St Cyr était excité comme un enfant de quatre ans salivant devant une bonne glace à la crème.
Lui, géologue et volcanologue de renom, verrait enfin la naissance d’un volcan en France ! Après plus de dix mille ans de repos, cette région géologiquement active du Massif Central semblait enfin se réveiller.
Quelques semaines plus tôt, des séismes intermittents trahissant une remontée de magma des profondeurs de la Terre avaient fait leur apparition.
Rapidement, Sentinelle avait localisé un périmètre rapidement évacué par les autorités où la lave aurait le plus de chance de sortir. Cet ordinateur donnait depuis des années de précieux renseignements aux différents scientifiques du monde.
Gérard avait quitté son 4X4 qu’il avait laissé sur le chemin de campagne menant au plus près de la zone interdite.
Les habitants des alentours tout comme les agriculteurs et leur bétail avaient été évacués. Ce dernier avait trouvé refuge dans des fermes d’agriculteurs solidaires de leurs confrères.
Le géologue cinquantenaire essayait de déterminer avec précision le point d’où jaillirait la roche en fusion. Il parcourait les pâturages boueux d’une colline verdoyante afin d’observer une petite mare d’où partait un ruisseau qui alimentait la rivière de la vallée. Sur les berges, il constata que de petites bulles sentant l’œuf avarié éclataient à sa surface. Cette odeur, entrant entre autres dans la composition des boules puantes, était en fait de l’hydrogène sulfuré, caractéristique d’une activité volcanique. Prudent, il sortit un fumigène de son sac de matériel qui pesait au moins le poids du scientifique, le dévissa qu’il jeta à un peu plus loin au bord de la mare.
Il avait eu raison de se méfier. La fumée stagnait au-dessus d’une couche de gaz entièrement vierge d’oxygène, probablement du CO2. S’il s’était accroupi, il serait probablement mort asphyxié. Il préféra ne pas prendre de mesures de l’émanation, estimant la situation suffisamment risquée. Il s’éloigna un peu de la nappe de gaz.
Gérard estima que c’était l’endroit le plus probable pour une éruption. Déjà, il ressentait une nouvelle secousse de faible magnitude.
Soudain, quelque chose jouant la 'Danse des Canards' le fit sursauter.
C’était la sonnerie de son portable. Il était vraiment étonné de constater que le relief local permettait la transmission des ondes des simples mobiles.
Il sortit son téléphone de sa poche et jeta un coup d’œil pour voir qui essayait de le joindre. C’était déjà un miracle qu’il y avait un réseau dans cette zone trop montagneuse. Quand il s’aperçut que c’était Olrik, il décrocha sans hésiter. Le jeune homme roux lui avait promit de le prévenir de tout danger. Une autre secousse se faisait sentir et les bulles de gaz s’échappèrent au moins dix fois plus vite qu’auparavant. Il s’éloigna encore de la zone pour ne pas manquer d’air.
-Allô ? Oui, bonjour Olrik. Comment vas-tu ? s’enquit-il.
Le jeune prodige fut on ne peut plus direct.
-J'irais beaucoup mieux que vous dans quelques minutes, répondit-il d’une voix à peine tremblante.
Gérard sentit immédiatement que la situation était très grave.
-Que se passe-t-il ? s’inquiéta-t-il.
-Y a-t-il de l’eau à proximité de vous ?
Le géologue se tourna vers la mare fumante. Des micros fissures s’étaient ouvertes et l’eau commençait à bouillir à proximité des bulles de gaz.
-En effet, et je commence à me croire de moins en moins en moins en sécurité, ici.
-Alors vous avez huit minutes pour vous tirer de cette cocote minute bouchée, dit-il d’un calme forcé.
-Quoi ! ?
-J’ai pisté votre puce de mobile sur mon ordinateur portable et je vois que vous êtes pile sur l’endroit où toute la vapeur d’eau accumulée en sous-sol va se libérer. Je vous préviens, ça va être plus que violent. Tout le coin va être rasé très prochainement. Il y aura un joli maar à la place. L’eau de ce joli lac sera parfaite pour vos bains de pieds, mais après l’éruption.
-Vous en êtes sûr ? demanda le cinquantenaire, abasourdi.
Olrik se lâcha.
-Puisque je vous le dis ! Tirez-vous d’ici et fuyez le plus loin possible ! Sauvez votre peau toute ridée ! De débris retomberont sur plus de dix kilomètres à la ronde !
Une secousse encore plus forte se déclencha. Très forte.
Tous les oiseaux nichant dans les bosquets alentours s’enfuirent dans de grands cris affolés sans demander leur reste.
Gérard de St Cyr ne se le fit pas dire deux fois.
Il prit ses jambes à son cou et courut aussi vite que le sol détrempé lui permettait vers son véhicule tout-terrain. Il mis sa ceinture puis il démarra en trombe, roulant bien au-delà de la vitesse autorisée sur la petite route de terre, le plus loin possible du danger.
Le volcanologue avait suivit des cours de formation pour ce genre de conduite. Cela lui avait sauvé la vie quand le volcan Nyiragongo était entré en éruption il y avait quelques années, lorsqu’il avait dû échapper à des coulées de laves allant à plus de cent kilomètres heures sur des pistes encore plus mal entretenues. Les suspensions du 4X4 seraient complètement hors d’usage, mais il s’en moquait. Ignorant la loi, il colla son portable à son oreille pour écouter les instructions d’Olrik.
-Il y a un petit village non loin d’ici. Vous y serez assez loin de l’explosion pour ne pas vous faire carboniser, mais il faudrait que vous trouviez un escalier extérieur suffisamment protégé pour vous abriter en dessous, ou alors une cave profondément enterrée sous terre. Ce n’est pas le meilleur genre d’endroit, mais c’est là où vous avez le plus de chances de vous en sortir.
Puis, enfin, il vit l’entré du village, il parcourut encore quelques mètres, puis s’arrêta devant une cave troglodyte abandonnée creusée dans de la pierre de Volvic. La petite falaise se tournait dans la direction opposée du volcan et serait donc protégé des blocs qui ne manqueraient pas de retomber. Il sortit précipitamment du véhicule en emportant son lourd sac à dos et son portable collé à l’oreille. Il piqua un sprint.
Dans la vallée du Rhône, le jeune homme jeta un coup d’œil sur son ordinateur et répéta au téléphone le temps qui restait avant l’explosion.
-5…
Soudain une énorme poussée de magma élargit les failles déjà béantes en profondeur, vaporisant un volume d’eau supplémentaire équivalent au volume d’environ une centaine de piscines olympiques.
-4…
Un tremblement de terre d’une magnitude d’au moins 4,5 sur l’échelle de Richter secoua toute la région. Le volcanologue manqua de se casser la figure.
-3...
Les secousses fragilisèrent encore un peu plus la roche saturée de gaz.
-2…
Le magma s’engouffra à toute allure dans les failles. Pressant la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone prisonniers à une pression inouïe. Le sol en surface se craquela, devint soudain très chaud, la mare était en ébullition. Gérard se jeta littéralement dans la cave.
-1…
Tout à coup, la pression sous terre dépassa le seuil de résistance de la roche.
Et l’enfer se déchaîna.
En quelques millisecondes, une zone d’un kilomètre et demi de diamètre explosa, projetant de la terre, des cendres et de gaz volcaniques dans l’atmosphère.
La colonne ainsi créé monta à plusieurs kilomètres d’altitude, parcourue d’éclairs. Les perturbations électromagnétiques ainsi engendrées coupèrent tout le réseau de télécommunications locales, notamment la liaison entre Olrik et le volcanologue.
Le séisme créé dans la foulée affola tous les sismographes de la Chaîne des Puys et manqua de faire s’écrouler la cave ou s’était réfugié le scientifique.
Une demi-douzaine de secondes plus tard, la déflagration atteignit le village, soufflant les tympans de Gérard de St Cyr, des gendarmes qui gardaient le périmètre de sécurité, et de tous les êtres vivants situés aux alentours. Quand ils n’étaient pas soufflés tout court.
BAOM !
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Voil@ !
@+!
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Posté par - cassandra - le 27-12-2007 à 20:57

Yo Triss ! Ouais ça fait un moment je sais Xd Mais qu'est-cetu veux lol les cours y a rien de plus chiant pour vous empoisonnez la vie ! Heureusement que j'ai trouvé le temps de lire ta fic entre deux minutes de repos lol t'inquiètes j'oublis pas le reste qui me manque mais je posterais un peu plus tard ;)
Chapitre 2 :
Grâce à Sentinelle l’ordinateur peut devenir une menace internationale ! Il va faire comme dans Terminator et envahir le monde mdr !
Bon pour en revenir au concret…
La lettre est très intéressante, du point de vue de sa construction et aussi de son contenu.
Raconter l’avancement des choses par une lettre, c’est bien trouvé et ça permet de changer un peu le rythme de l’histoire. J’en connais qui doivent être bien embêter avec leur projet un peu loufoque hihi, on a hâte de voir ce dont il est capable ! Le chapitre est bien plus court que le précédent ( on aurait tenu compte des avis des lecteurs ? Lol ) et ça permet de prendre son temps et de mieux analyser tous ce qui se passe.
« Compte-rendu du rendez-vous obtenu avec les dirigeants du programme Sentinelle par Olrik Berek pour une simple augmentation de salaire. »
=> Ah c’est ça que j’aime bien chez Triss aussi ;p il a pas oublier son panier à blague avant de venir ça me rassure !
Norvan => un cas celui-là aussi, revient à peine de la mort qu’il se lève ah… que d’inconscience XD.
Comme on te l’a déjà dit je suppose, la scène dans la salle de réanimation est d’une grande précision avec des détails assez fin ( défibrillateur ? Ah c’est donc comme ça que ça s’appelle les deux carré qu’on utilise pour lancer des décharges ? XD on en apprend tous les jours lol )
Il a quand même eu de la chance le petit ^^’ non, non je pensais pas que t’allais le faire mourir tout de suite mais quand même XD
Moi personnellement ( c’est pas parsque je suis une fille mais bon :) je suis de l’avis de Maeva et Aya : Y a de quoi s’inquiète à voir son copain devenir tout chelou après sa réanimation !
Je me demande bien ce qui va lui arriver après, le pauvre à peine réveiller, on le lâche pas d’une semelle :’(
-“Formidable”, répondit-il d’un ton sarcastique. “ça va faire fureur au prochain carnaval”.
=> le petit héros avec son rire nerveux ^^’’ c’est sûr ça doit pas faire plaisir mais au moins il affronte la réalité en face XD !
(2/2)
Houla mais on voit la guerre se dessinait à profilons là O_O ça promet d’être intéressant. Moi comme tu le décris, je trouve l’Empire de Kiordj bien triste… tous le monde doit être violent pour éviter la peine de mort c’est sûre que ça n’arrange pas le coup pour les habitants un peu plus… réticent XD.
Azorin doit se sentir bien seul à ne pas aimer se battre, fils de l‘Empereur en plus, il a pas eu de bol d’atterrir là lui ^^’’
L’Épreuve de la Plume ? C’est marrant ! Moi j’aime bien les référence à des traditions et autres éléments enrichissant dans les récits que je lis ^^ j’hésite pas à t’approprier le texte en donnant des formes et des habitudes aux personnages de ton monde le texte n’en devient que plus intéressant et plus réelle à notre imagination ^^.
La Prophétie reste toujours un mystère dont on aimerez découvrir l’origine et les détails rah mais quand lâchera-t-il enfin le morceau celui-ci là XD
Le destin de nos héros paraissent bien sombre tout a coup quand on lit tes chapitres :p
Rien a dire de plus sur ce chapitre ( même pas de correction j’arrive trop tard sifff XDD ). Mais la fin nous insuffle quand même le goût trépidant de ce qui va suivre !
CHAPITRE 2.03:Le Parchemin Magique
Petit intro qui donne à réfléchir… ça nous rappelle vaguement quelque chose cette histoire de lumière en haut d’un gratte-ciel… ;) J’ai l’impression qu’on va en avoir des nouvelles dans pas longtemps.
Ah ! Enfin des nouvelles de notre groupe d’Antaris XD
Ca faisait un petit moment J apparemment c’est toujours la bonne ambiance chez eux dis-donc XD. Encore une fois, le mystère rôde sur la raison du sommeil de Lanella j’aimerais bien savoir ce qui se passe, un peu lol !
Autant de belles descriptions qui nous envoûtent, c’est impressionnant à quel point tu t’y prend bien. Les dialogues pareils, simple de compréhension j’ai trouvé une riche diversité de mots et d’expressions dans les dialogues de ce chapitre ^^
Et l’histoire du stylo elle est pas mal celle-là aussi ! N’empêche que Rush n’a qu’à se tenir tranquille XD
Il arrête pas depuis un moment lol.
Chapitre sur lequel on reste sur les dents en attendant que ça bouge ^^ !
Seule remarques qu’on je pourrait faire mais que tu connais déjà… un chouille trop long mais comme tu as expliqué pourquoi c’est pas trop grave. Après tout il est plus facile à lire que le tout premier chapitre que tu nous a déballé dans son intégralité xd ça se dévore assez rapidement.
Je laisserais le com sur les derniers chapitres un peu plus tard ! Et encore bravo pour ta fic !
Bonnes Fêtes à tous ^^ !!
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