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Les Mondes d'Antaris NOUVEAU : FLASH INFOS !

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Posté par Triss le 09-03-2008 à 14:54
OK !:)

C'est bon ! J'ai tout corrigé.

Et j'ai aussi retenu le truc pour faire des recherches dans les pages Internet. en fait, je pensais que ça ne marchait pas quand on écrivait, mais en fait si.

EDIT : Je viens de me rendre compte que j'ai écrit le 150 ème message du sujet sans le savoir...^^

Bon, c'est pas tout ça, il faut que je calme votre faim dévorante de lecture.^^
En fait, le chapitre 9 sera la suite directe de ce qui se passe dans le 8 et, vous aurez même droit à des paroles d'un chant traditionnel  Durnakan (traduit en français, s'il vous plaît !^^ lol).

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-

CHAPITRE 9 : Prise de Tête

'Et enfin, troisièmement, d’après des mesures relevées indirectement, il semblerait que cet « être machine » soit constitué d’un alliage encore inconnu de matière et d’antimatière. D’après certains calculs, les leptys d’Ottaviana et d’Antaris ont chacun une capacité de stockage d’environ huit cent mille milliards de teraoctets. Ce chiffre est très impressionnant, mais est peut-être encore en dessous de la vérité. Ceux-ci ayant vraisemblablement une connexion permanente avec l’univers primordial, ce mystérieux multivers.'

Notes personnelles d’Alex Portman (extrait).





J-10 / J-9







Cité d’Antaris (Antaris), Endertyl, deux heures plus tard.



Etryl ne mentait pas quand elle avait dit que Jaron était un véritable cordon bleu. Le klar régala son monde avec vraiment peu de chose. Il avait fait gonfler une semoule avec du lait, avait ajouté pour lier les grains quelques œufs de kôkôt, deux pincées de sel et une de poivre qu’il gardait en réserve pour les grandes occasions. Il servit le tout dans des assiettes de porcelaine ébréchées.

— Niokis faits maison, déclama-t-il en s’asseyant à son tour.

Tous entamèrent leur part avec entrain et tout fut silencieux jusqu’à ce que le professeur Moriafon finisse sa première bouchée.

— Bon alors, qui dois-je soigner et pourquoi ?

— D’abord, répondit Ryfla, il y a parrain de Lanella qui s’est pris une grosse branche sur le front. Depuis, il est dans le coma. Son état est stable depuis plusieurs heures. Lissly s’en occupe mais elle affirme qu’elle n’arrivera pas à le soigner correctement sans l’aide de quelqu’un de compétent. Pas sans vous.

Le klar en fut flatté, même s’il savait que la ghenak louve devait en ajouter un peu pour l’aider à lui faire passer la facture. En temps normal, réveiller un comateux lui aurait rapporté beaucoup d’argent, mais sa dette était tellement énorme…

— Comment s’appelle-t-il ?

— C’est aussi un leïkof, expliqua Lanella. Il s’appelle Latrel Trahn Mek et c’est mon parrain.

Ravano Moriafon fut visiblement surpris.

— Latrel ? Nous sommes tombés amis lors de la dernière grande guerre. J’étais encore un jeune infirmier à cette époque et aucun d’entre vous n’étiez encore nés. Je l’ai soigné d’une profonde blessure et depuis nous sommes restés très bons amis. Et malgré les distances, nous avons toujours gardé le contact. Il m’a même parlé de vous.

— Ah ?

— Bien sûr ! sourit-il. Il a commencé quand vous fûtes mis sous sa responsabilité. Depuis, il m’a dit dans ses lettres que la gamine braillarde et effrontée avait bien grandi depuis. Je crois d’ailleurs qu’il n’a pas réussit à gommer ces deux traits de votre « sale caractère ».

La belle leïkof, s’agita sur sa chaise bancale, mal à l’aise.

“ Un sale caractère, commenta Norvan. Alors là tu dois être vraiment plus sage que d’habitude…”

“C’est un compliment ou une insulte ?”

“A toi de deviner, répondit adroitement le garçon, qui n’oubliait pas qu’il était prisonnier de l’esprit de la leïkof. Je ne veux pas te déranger d’avantage. ”

Lanella pensait surtout qu’il se défilait, mais une nouvelle question de Ravano fit tourner court ses réflexions.

— Qui est l’autre malade ?

— C’est Tueto, répondit Kayn, qui laissait enfin apparaître son inquiétude. Il a été empoisonné par de la poudre de toxonce que quelqu’un a glissé dans son stylo plume. La dose était heureusement faible, mais assez forte pour que mon oncle s’en prenne à  Rush quand il appris qu’il lui avait vendu le stylo à un prix très élevé alors qu’il ne valait pas grand chose. Je pense que c’est notre traître qui a versé le poison dans l’encre.

Les oreilles de Joran se dressèrent quand il entendit cette histoire.

— Je pense avoir vu le traître dont tu parles.

— Où ça ? demanda Kayn qui avait visiblement envie de réduire nettement l’espérance de vie de celui qui avait osé empoisonner son oncle adoptif.

— Là, je t’arrête tout de suite, contra le jeune klar. Je te rappelle que ce tirmon est le premier conseiller d’Ortio Deca Fehinek. Alors réfléchis un peu avant de foncer tête baissée dans un traquenard.

— Dites-moi, intervint Lanella en regardant un point précis à la fois au-dessus et derrière Jaron. Ça ne serait pas le portrait du despote que je vois accroché sur le mur ?

Le klar se leva, alla décrocher le tableau de la cloison et le tendit à la leïkof afin qu’elle puisse l’examiner.

— C’est bien lui, dit Kayn, qui avait suivit comme un peu tout le monde. Depuis son accession au pouvoir, chaque foyer est obligé par la loi de posséder au moins une de ces croûtes immondes. Cela renforce le sentiment de peur de la population. Mais c’était surtout efficace au début. Maintenant, les gens commencent vraiment à en avoir assez, et notre mouvement, au début minoritaire, s’est fortement renforcé. Peu de gens le disent, mais beaucoup soutiennent nos actions contre le gouvernement en place.

Tout en écoutant le sherkynn, Lanella observait avec attention la vieille toile crasseuse. Iron était à côté d’elle, et il se dévissa le cou pour voir.

— Ben dis donc ! s’exclama-t-il quand il aperçut pour la première fois le visage du dictateur. Qu’est-ce qu’il est moche !

Lanella n’en pensait pas moins, mais s’abstint de tout commentaire.
En effet, Ortio Deca Fehinek était un fourkpel au visage disgracieux. Il avait des joues bien grasses, un double menton, un museau extrêmement pointu terminé par une truffe de forme très singulière, puisqu’on aurait dit qu’il avait explosée.

— Il n’était pas comme ça, auparavant, intervint Etryl avec raideur. Mais il a radicalement changé après la mort de… son épouse. D’après certains témoignages, lui qui avait si bon caractère s’était considérablement aigri. Il commença à se disputer avec tout le monde, mais on n’osait rien dire puisqu’il était le chef de l’armée. Les membres du Conseil fermèrent délibérément les yeux jusqu’à la nuit du coup d’état où il s’empara du pouvoir. C’est cette nuit là que le père de Kayn fut assassiné et que sa mère eut fui le pays. Celle-ci fut pourchassée par une poignée de soldats. On ne revit jamais ni la sherkynn, ni les soldats. Tout ce qu’on sut par la suite, c’était des rumeurs qui disaient qu’ils avaient passé le Seuil des Mondes sur l’île volcanique du Grand Lac Supérieur de l’Otta. Mais à vrai dire, personne ne s’est donné la peine d’aller voir ce qui c’était vraiment passé.

— Qu’est ce que le Seuil du Monde ? questionna Iron, qui n’en avait jamais entendu parler.

Piégé dans l’esprit de Lanella, Norvan ne perdit pas une miette de la réponse d’Etryl.

— Le Seuil 'des' Mondes, rectifia la ghenaka renarde. Les légendes disent que le Seuil serait un appareil créé par une très ancienne civilisation aujourd’hui disparue. Il permettrait de se rendre sur des mondes inconnus situés hors d’Endertyl. Ce serait aussi de là que sont venus des êtres légendaires appelés humains que mentionnent des passages de la Grande Prophétie que l’on considère déjà réalisés.

— Pas si légendaires que ça, laissa échapper Lanella.

Tous les regards se tournèrent vers la leïkof, qui semblait gênée d’avoir lâché cette phrase.

— Explique-toi, l’encouragea Ryfla.

— Est-ce que les Durnakans d’Antaris que vous êtes ont déjà entendu parler d’Avalon ?

— Bien sûr ! s’exclama la larfen. Arthur Awalon Fyk est notre héros, il est donc normal pour nous de savoir où est-ce qu’il s’est réfugié après le fameux exil de son grand amour dans un endroit inaccessible.

La ghenak loutre se jeta à l’eau.

— Eh bien quand je me suis évanouie hier juste après la désactivation du leptys d’Antaris, mon esprit s’est détaché jusqu’à Avalon. Et j’y ai rencontré un humain. Un vrai.

Là, les mâchoires grandes ouvertes de tous les autres convives touchaient quasiment le plateau de la table.

— Tu pourrais nous le prouver ? demanda Etryl, qui réussit à se reprendre.

Visiblement, même les Durnakans s’interrogeaient sur la véracité de certains faits anciens.

Lanella se souvint alors d’un procédé utilisant l’énergie de sa Pierre et nécessitant d’habitude une intense concentration : l’holographie. Latrel le lui avait enseigné la veille de l’attaque des bandits dans la forêt de Beraïkel et elle n’avait réussi qu’à produire qu’une pauvre étincelle. Mais si elle avait l’esprit de celui qu’elle voulait représenter, ce serait sans doute beaucoup plus facile.

“Norvan ?” demanda-t-elle mentalement.

“T’inquiète, ma vieille, je suis prêt.”

— Bien sûr, répondit-elle à la fourkpel avec une assurance confondante. Je vais même vous le présenter. Il est en ce moment même dans mon esprit, alors ça ne devrait pas être trop difficile.

Elle se tourna alors vers le divan en osier et pris son médaillon entre ses mains. Celui-ci se mit alors à irradier d’une intense lumière bleue.
“Maintenant !” lança-t-elle d’une voix mentale tellement forte que même ses compagnons Durnakans la perçurent.

La lumière fusa vers le meuble du docteur, qui n’eut même pas le temps de s’inquiéter sur le sort de celui-ci. Le rayon se condensa jusqu’à former l’image d’un être que bien peu de ghenak avait rencontré : un humain. Et habillé bizarrement avec ça.

La conscience de Norvan put enfin sortir de Lanella et intégrer la représentation de son corps à demi matérielle, semi-transparente.

Il inspira un bon coup comme s’il n’avait pas éprouvé ce réflexe depuis des heures. Et dans un certain sens, il savait que c’était le cas. Il n’oubliait pas que son véritable corps était resté sur Terre. Il regarda un moment dos de sa main droite en constatant que son tatouage de Durnakan était apparu, brillant d’un vert presque aveuglant. Son médaillon vert était visible à tout le monde dans la pièce. Il leva alors son regard sur les ghenaks présents dans la pièce.

— Heu… hésita-t-il. Bonjour à tous… Ou bonsoir.





Lanella se tourna vers ses autres amis, qui semblaient avoir du mal à assimiler ce qu’ils voyaient.

— Alors ? triompha-t-elle. Vous avez encore des doutes ?

Chacun secoua la tête en signe de dénégation. Tous savaient que ce genre d’images holographiques était infalsifiable.

— Comment ? demanda Kayn dans un souffle.

La leïkof se tourna vers le garçon, qui comprit le message.

— Je vais sans doute encore vous étonner, soupira-t-il, mais je n’en ai pas la moindre d’idée. Tout ce que je sais, c’est que depuis ma rencontre avec votre amie à Avalon, nous ressentons chacun une sorte de… lien. Et j’aimerais bien réintégrer mon corps, si ça ne vous ennuie pas trop.

— Et j’ai un début de mal de tête, compléta Lanella. Son intrusion commence à avoir des effets sur moi. Bref, nous avons un problème.

— Lequel ? interrogea Jaron, qui n’était pas un Durnakan.

— Norvan a sa Pierre depuis très peu de temps, ne sait pas comment il a fait pour squatter ainsi mon esprit, et sait encore moins comment en ressortir.

Elle balaya ses amis du regard.

— Je ne suis pas capable de le faire sortir par moi-même sans lui causer d’atroces souffrances. Alors si quelqu’un veut bien nous aider, ça ne serait pas de refus.

— Pas de problème, fit Kayn. Tu peux compter sur nous tous. Par contre, il faudra que nous sortions dans la cours pour renvoyer Norvan sur Terre. L’intérieur de cette maison est bien trop… fragile pour supporter le Chant du Retour.



Quelques instants plus tard, ils se retrouvèrent dans la cours intérieure de la propriété. Celle-ci était nue, entièrement pavée. Seul un arbre rachitique poussait au pied d’un des murs.

Lanella éteignit l’hologramme et se mit au centre de la place. Ryfla, Iron, Etryl, et Kayn se tinrent les main autour de la leïkof et s’écartèrent un maximum jusqu’à ce que leurs bras se tendirent. Jaron et son père, simples spectateurs, se tinrent à l’écart.




Lanella prononça les premières paroles du Chant du Retour. Comme c’était elle qui hébergeait l’esprit de Norvan, c’était à elle de commencer.




'Tu n’es pas comme nous…
Mais ça ne nous dérange pas du tout…
Même si tu ne sais pas comment tu es arrivé…
Nous allons t’aider…
Te délivrer…'






La leïkof avait fermé les paupières en prononçant ces paroles et sa Pierre s’éclaira. Quand elle les rouvrit, ses yeux étaient recouverts d’une fine pellicule bleue.




Les Durnakans du cercle ouvrirent la bouche et chantèrent. Etryl avait pour la première fois sorti sa Pierre à l’air libre. Le minéral rouge émeraude pendait comme tout les autres en médaillon.





'Grand Leptys,
Par pitié aide-nous…
Mets fin à son supplice,
Et ce sera tout…'





Le leptys d’Antaris se réactiva d’un coup, anneau lumineux compris. Le son qu’il produisait les toucha alors de plein fouet. C’était une musique, jouée quasiment par tout un orchestre symphonique. C’était très beau, même si les Durnakans n’en avaient pas conscience, leur regard couvert pas une lueur de la couleur du médaillon de chacun. Les quatre pierres s’interconnectèrent, s’échangeant des flux de lumières surnaturelles.






'Laisse le franchir les montagnes et les vallées…
Les campagnes et les cités…
Laisse le quitter cet univers…
Et retourner sur Terre…'





Lanella était tombée à genoux et se tenait la tête entre ses mains. Elle avait l’impression que son crâne allait exploser. De nombreuses Aurores de toutes les couleurs apparurent. Elles étaient tellement lumineuses que les étoiles n’étaient plus visibles, les contours des deux lunes devinrent moins nets. La cité était éclairée comme dans une immense discothèque.




'Grand Leptys…'





Les rayons du cercle des Durnakans fusèrent aussi vers Lanella
Des petites perles de lumière s’échappèrent alors de la ghenak loutre.





'Par pitié aide-nous…'





Les premières gouttes lumineuses atteignirent les Aurores multicolores. Toutes deux commencèrent à disparaître peu à peu.






'Mets fin à son supplice…'




Les perles de lumières arrêtèrent de sortir de Lanella. Alors qu’il n’y avait pratiquement plus d’Aurores, le leptys eut un sursaut lumineux qui envoya ses dernières notes, faisant vibrer l’air avec force. Largement le temps à Lanella et à ses amis de finir leur chant.





'Et ce sera tout…'





Les sons et les lumières s’arrêtèrent.

Les Durnakans retrouvèrent leurs esprits et étaient en pleine forme. Derrières les murs de la cour, on entendait les clameurs de la population de la cité. Il fallait dire que le leptys d’Antaris n’était pas vraiment passé inaperçu, à moins d’être sourd, aveugle, insensible au toucher et dépourvu de tout sens de l’équilibre - le chant avait fait vibrer non seulement l’air, mais aussi un peu le sol.


Dans le ciel étoilé, les ghenaks distinguèrent une comète étonnamment proche que personne n’avait jamais repéré auparavant.

Jaron aida Lanella à se relever. Son père et lui avaient silencieusement assistés à la mélodie, fascinés. La leïkof ne sentait plus la pression qui s’exerçait encore quelques secondes auparavant sur son crâne. Elle soupira de soulagement.

— Vous devez profiter de la foule avant que les soldats ne soient appelés pour faire respecter le cessez-le-feu nocturne qui risque d’être décrété dans les minutes qui viennent, déclara le jeune klar.

— Je viendrais voir vos malades demain au plus tôt, promit le professeur Moriafon. En attendant, avez-vous besoin de quelque chose ?

— Euh…Non, déclara Kayn.

— Moi si, déclara Lanella, qui n’avait plus qu’une seule idée en tête depuis qu’elle était libérée : ce qu’elle avait jugulé quand le jeune humain avait fait irruption dans son esprit. Où se trouvent les toilettes ?


-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-

Voilà !

Au fait, j'ai un peu modifié la signification de 'ghenak', en effet, ce nom là sera uniquement utilisé à l'avenir pour désigner les ghenaks en général, mâles (les 'ghenakos') et femelles (les 'ghenakas') confondus

A vos coms  et @+!

Répondre

Posté par Kikart le 27-01-2008 à 10:14
Avatar de KikartTrès beau chapitre mais pour être honnête, je l'ai moins apprécié que les autres. Pourquoi... je n'en sais rien ^^'

Le pauvre docteur qui aurait pû se faire beaucoup d'argent en soignant les patients... dommage pour lui ^^
Je passe tout de suite à Norvan: sympa le passage de l'extraction, c'est bien décrit, réaliste, les pierres sont au centre de l'évènement. Pourtant, Norvan est repartit, donc on va suivre son histoire à nouveau ou bien il compte, sans le vouloir, réinfecter le corps de Lanella ?
En tout cas, je sens qu'il va y avoir de l'action ! rien qu'à voir les dernières paroles de Lanella, ma théorie se confirme ^^

Les fautes, comme toujours (ctrl + F ^^):
'mais assez forte pour mon oncle s’en prenne à  Rush' ==> pour que mon oncle...

'Ryfla, Iron, Etryl, et Kayn se tirent les main' ==> se tinrent les mains.

'jusqu’à ce que leur bras se tendirent.' ==> leurs bras ? j'ai un peu de mal avec les 'leur/leurs' mais je crois ne pas me tromper :p

Répondre

Posté par Triss le 20-02-2008 à 14:42
@ Kikart

J'ai une explication : il n'y avait pas vraiment d'action. J'aime bien faire de temps en temps des chapitres pour 'souffler'.
Car je le rappelle : je compte en faire un roman. Et dans un roman, les pages se suivent. Et s'il y a trop d'action, on finit par fair une indigestion.
Evidemment, sur internet, vous avez tout votre temps...

Quand tu parles des 'patients', dis-mis, tu parles bien d'Etryl et de Norvan ? Non, parce que ce qu'il aura déjà bien à faire, crois-moi.:) Et ce genre de 'soins' auraient été un peu hors de son domaine de compétenses...

Norvan ne retournera pas dans l'esprit de Lanella. Je peux pas refaire le coup tout les 10 chapitres...XD

Ton commentaire sur la dernière phrase de Lanella : lol

Normallement, le prochain chapitre se déroulera sur Terre, dans la base fédérale en Bretagne.

Allez, je viens de finir la correction.

Edit : Voici le nouveau chapitre. Il se déroule sur Terre, toujours en 2017 (^^). Vous aurez enfin l'occasion de lire la rencontre entre les filles et Sentinelle en 'personne'. Quant à l'auteur de l'extrait en début de chapitre, je vous laisse deviner qui c'est...^^
Ca vous fait baver ? Alors je vous laisse lire sans plus tarder !^^


-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

CHAPITRE 2.10 : Sentinelle

'Après cette expérience déstabilisante et déplaisante à Antaris, je fus vraiment soulagé de réintégrer mon corps. Et comme je pouvais m’y attendre, j’étais dans un lit d’hôpital.
J’espérais vraiment que ça ne va pas devenir une habitude…'
Lifa o Durnakan / Vie de Durnakan (extrait)











J-9













Bretagne, le matin.






Maeva et Aya furent réveillées en sursaut par des coups à leur porte.

— Debout là-d’dans ! fit la voix d’Olrik. Dépêchez-vous de vous habiller, de vous maquillez, et tout et tout. Je vous attends dans la petite salle à manger. Vous prendrez votre petit déjeuner dans trente minutes avant d’aller à la base militaire. Norvan s’est réveillé dans la nuit et j’ai enfin obtenu vos autorisations d’accès !

Il s’éloigna et on l’entendit distinctement les portes d’un ascenseur se refermer.

Les filles se levèrent aussitôt et luttèrent pour arriver en premier dans la salle de bain mise à leur disposition et accessible depuis leur chambre. Elles avaient eut du mal à s’endormir, inquiètes pour leur ami, mais elles n’avaient pas eu l’autorisation de le veiller, Norvan ayant été transféré à la base militaire fédérale de St-Cyr-Coëtquidan.

Aya et Maeva avaient tellement hâte de rejoindre leur ami qu’il se produisit un miracle : elles finirent de se préparer en moins d’un quart d’heure. Olrik fut apparemment surpris quand il les vit descendre du luxueux escalier de bois à toute allure.

Ils passèrent très vite sur le petit déjeuner - anglais pour Maeva, un bon bol de céréales pour Olrik et Aya - où ils retrouvèrent Shamera. La garde du corps leur informa qu’elle ne pourrait pas les accompagner à la base, et ils partirent donc tous les trois sur une petite départementale partant depuis l’Est de la propriété d’Alex Portman, se faisant interrompre sur le chemin par quelques bisons européens pendant une poignée de secondes.

Dix minutes plus tard, ils arrivèrent enfin au point de contrôle Est. Toujours en service, mais totalement inutile, puisque l’enceinte de la base fédérale était en cours de reconstruction. Tandis qu’ils se faisaient contrôler, Maeva, assise à l’avant, remarqua que le soldat aux traits latins qui passait au crible leurs autorisations prenait à intervalles réguliers des substituts nicotiniques remplissant une pleine poche. Sur son uniforme était inscrit « Sergent Texas Polito ».

— 'Ça va, circoulé ! 'lâcha-t-il dans un fort accent hispanique et en rendant enfin les autorisations à leurs propriétaires.

Olrik, lui, avait une carte d’accès, mais avait préféré rester dans la voiture avec ses amies, surtout qu’il se trouvait sur la banquette arrière seul avec Aya.

Le chauffeur les conduisit alors près d’un bâtiment pas très haut. Il s’arrêta devant et Olrik fit signe aux filles de descendre. Il se dirigèrent vers la porte d’entrée, blindée selon toute vraisemblance.

Le jeune prodige s’approcha et glissa son passe magnétique dans un appareil prévu à cet effet. La porte s’ouvrit automatiquement, révélant un immense couloir éclairé par des néons.

— C’est tout ? demanda Aya, qui s’était attendue à un déchaînement technologique.

Olrik lui adressa un sourire d’indulgence légèrement condescendant, ce qui agaça la jeune fille brune au plus haut point. Après tout, c’était la première visite de Maeva et Aya à la base.

Quand ils furent tous entrés dans le couloir, la porte extérieure se referma. Les filles sursautèrent, mais pas le garçon roux.

Il les entraîna vers l’autre porte placée à l’autre bout du passage. Celui-ci était plus long qu’il ne le paraissait et était équipé de dizaines de caméras et de micros qu’il valait mieux éviter de détruire par inadvertance pour éviter les accidents. Une fois au bout, Olrik tapa un mot de passe compliqué sur un clavier mural, passa un scanner rétinien et digital sans broncher et se tourna dans un micro fixé à sa hauteur.

— C’EST MOI ! hurla-t-il en articulant distinctement. AVEC DEUX VISITEUSES !

Une voix masculine apparemment surgit de nul part lui répondit. Maeva examina l’endroit un peu plus attentivement et découvrit des mini haut-parleurs cachés un peu partout.

— Pfff… Pas besoin de crier, tu sais ! J’ai déjà vérifié au moins quinze fois l’identité de tes visiteuses depuis leur entrée dans la base. Alors j’allais pas les neutraliser, surtout que qu’il y en a une qui ne te déplaît p…

— Ferme-la un peu 'IA' ! s’exclama Olrik, rouge comme une pivoine. Et ouvre donc cette porte ! On va voir Norvan.

Les filles se tournèrent leur tête vers le garçon roux, qui confirma leur intuition d’un hochement de tête.

— Oui, mais comme tu m’as insulté, je devrai te laisser moisir ici pendant au moins une semaine, fit la voix, boudeuse.

— 'Sentinelle'… commença le jeune prodige, prodigieusement agacé.

— Mais comme j’en ai pas le droit et encore moins le choix…

La porte s’ouvrit d’un coup.

— Votre ami se trouve à la piscine du niveau -28.

— Merci Sentinelle, lâcha Olrik.

— De rien… dit la voix d’un ton neutre.

— Et j’espère que tu n’as pas oublié de maintenir le protocole 34.

— La procédure est toujours en place et se poursuivra pendant une quinzaine de jours.

Le couloir débouchait sur une autre pièce.

— A partir d’ici, expliqua Olrik, on a accès à quelques bureaux d’administration, à l’ascenseur et à l’escalier. Mais comme le niveau -28 est à plusieurs dizaine de mètres au-dessous du sol et que je suis dans une chaise roulante, nous prendrons l’ascenseur si ça ne vous dérange pas.

Elles lui répondirent que ça ne les dérangeait pas du tout, et on entendit bientôt les portes de l’ascenseur se refermer dans un chuintement feutré.

— Olrik ! s'écria Aya. Ne me dit pas qu’ 'IA' signifie…

— Intelligence Artificielle. Oui. On appelle ça un acronyme, si tu veux vraiment savoir.

— J’étais déjà au courant, asséna la jeune fille, acide.

— J’ignorais que Sentinelle était perfectionnée à ce point, intervint Maeva avant que la discussion tourna au pugilat. Enfin, si on peut appeler son caractère comme ça.

— C’est un peu de ma faute… commença-t-il.

Puis il avoua en voyant l’air « on-ne-me-la-fait-pas-à-moi » qu’arboraient les jeunes filles :

— Bon, d’accord. 'Entièrement' ma faute. Comme j’ai dirigé l’unité de programmation de son nouveau logiciel évolutif, mon tempérament à quelque peu déteint sur celui de l’IA.

— Oui. On avait vu, railla Aya.

— C’est parfois perturbant, repris Olrik sans prêter attention au commentaire de la jeune fille, mais je préfère ça à un simple ordinateur capable de paralyser tout un État. Au moins, je peux orienter ses décisions dans le bon sens.

Il n’avait visiblement pas l’intention de s’étendre sur le sujet.

— Et à part ça ? interrogea Maeva, mine de rien. Qu’est ce que le protocole 34 ?

D’après la grimace que fit le jeune prodige, ce n’était visiblement pas un bon sujet non plus.

— Je vous en parlerais après le voyage en Turquie. Avant, vous n’aurez pas le temps d’assimiler toutes les informations. Cette révélation va chambouler pas mal de chose sur votre vision du monde, alors je remets ça à plus tard. Et pas de discussion. Compris ?

Son ton s’était fait militaire.

La jeune fille rousse soupira. Y avait-il un seul sujet de conversation dans cette base qui ne soit pas tabou ?

— Pas de problème, le rassura Maeva. De toute façon, nous devons aussi parler au capitaine du chalutier disparu.




L’ascenseur s’arrêta. Ils étaient arrivés.






'Cling !'





Ils débouchèrent sur un nouveau couloir.

Le décor n’avait rien à voir à ce qu’on aurait pu s’attendre dans une installation militaire. Là, les filles arrêtèrent la comparaison avec 'Stargate'.

Les murs étaient tapissés de diverses plantes tropicales, des fontaines aménagées laissaient couler leur eau en cascades ça et là, contribuant pour beaucoup à l’humidité ambiante. Divers insectes zigzaguaient de fleur en fleur pollinisant intensivement les quelques orchidées, passiflores ou autres fleurs exotiques.

— Diodes électroluminescentes, dit Olrik à Aya, qui regardait en hauteur. Un minimum de consommation électrique pour un maximum de lumière.

Maeva vit alors que le plafond éclairait presque comme en plein jour, en moins aveuglant.

— Ce n’est pas trop 'humide' comme endroit ? demanda-t-elle.

— Oui, mais rassurez-vous : c’est le seul niveau à avoir autant de végétation. A cause le la piscine. Normalement, il n’y a que quelques plantes d’intérieur pour éviter que l’humidité ne détériore nos différents supports d’information ou des circuits électroniques comme ceux de Sentinelle.

— Mais quel est l’intérêt d’avoir autant de plantes ? À part pour l’aspect esthétique, je veux dire.

— Et bien en cas de quarantaine, nous pouvons condamner ce niveau et injecter du dioxyde de carbone que nous stockons dans de grosses cuves réfrigérées pour produire de l’oxygène et la plupart de ces plantes produisent des fruits comestibles ( vanille pour les arômes, fruits de la passion, mangues, etc. ). Tout ça en plus des réserves déjà existantes. Comme ça, nous ne dépendons pas de l’extérieur pendant plusieurs mois. Nous avons sous terre de quoi soutenir un vrai siège ! C’est l’aspect militaire de la chose.

— Et toi ? questionna Aya. Es-tu militaire ?

— Je pourrais, dit le jeune prodige après un instant de réflexion. Mais comme je supporte plutôt mal de recevoir d’ordres sans avoir mon mot à dire et que mon état de santé n’est pas joli joli, je ne ferais pas long feu.

Il eut un petit rire.

— Je suis ici en tant que consultant scientifique. Regardez. Voici l’accueil.

En effet, un secrétaire brun d’un quarantaine d’années attendait de l’autre côté du bureau. Absorbé par la lecture d’un quotidien local, il n’avait pas entendu les jeunes gens arriver.

— Excusez-moi… dit Aya en toquant sur le comptoir.

Le type leva le nez de son quotidien, qui lui semblait nettement plus passionnant que son travail.

— Nous sommes venus voir Norvan Chauveau-Meyer, indiqua la jeune fille aux traits asiatiques. Il est arrivé dans cette base hier.

— Très bien, dit l’homme qui ruminait un chewing-gum. Je vais envoyer quelqu’un le chercher. Asseyez-vous dans le coin détente en attendant.

Il leur désigna un espace munit d’une large vitre et de fauteuils bleu marine récents ainsi que de hauts tabourets autour de tables toutes aussi hautes servant à prendre une barre chocolatée ou une boisson provenant d’un distributeur collé à un mur.

— Merci.

Aya et compagnie s’assirent sur les sièges, non sans avoir fait un petit tour par le distributeur. Pour passer le temps, il regardèrent la piscine olympique à travers la vitre.

— Tiens ! Che fois Norfan, remarqua Maeva, la bouche encore pleine de sa barre chocolat-noisette bio.

— Où ça ? demanda Olrik après avoir manqué d’avaler de travers une gorgée d’eau ( les boissons sucrées ne sont pas très conseillées pour un diabétique ).

La jeune fille se hâta de déglutir pour répondre.

— À l’autre bout du bassin, sur le deuxième plongeoir en partant de ta droite.

— Ben dis donc ! s’exclama Aya, soulagée. Norvan à l’air d’avoir repris du poil de la bête !

En effet, le jeune homme blond perché au sommet du plongeoir semblait être en pleine forme.

— Je vais essayer de le contacter, dit soudain Maeva.

— Non ! Surtout pas ! s’alarma Olrik.

La jeune fille repoussa une mèche rousse d’un geste machinal en dévisageant le jeune prodige.

— Et pourquoi ? scruta-t-elle. C’est dangereux ?

— Peut-être. Vous risquez de provoquer des perturbations au niveau du Seuil. Les scientifiques ne sont pas d’accord sur les probables conséquences ; ils vont de la simple étincelle à l’explosion de l’appareil. Et en attendant une étude plus approfondie du problème, il serait préférable que vous évitiez toute transmission mentale dans cette base militaire.

Maeva fronça les sourcils.

— Écoute Olrik. Je suis Durnakan tout comme toi. Et j’ai entre autres la capacité de dissocier le mensonge de la vérité, et ton explication est vraiment limite. Et j’ai autant horreur des demi-vérités que des demi-mensonges.

— Je regrette, soupira le garçon roux. Si je vous révèle la deuxième raison sans accord de mon grand-tonton, je devrais vous tuer après ou alors c’est moi qui ne ferais pas de vieux os. Et ça me chagrinerait beaucoup de devoir m’en prendre à vous.

Il avait prononcé ces derniers mots en regardant fixement Aya Ajima, laquelle détourna le regard, embarrassée.

Ils reportèrent leur attention sur Norvan. Celui-ci agitait fermement la tête de gauche à droite vers un maître nageur. Toujours perché sur son plongeoir, le jeune homme semblait protester contre ce que lui demandait son interlocuteur.

Il tourna d’un coup la tête vers la vitre où se trouvaient ses amis et leur fit un petit salut.

Puis il plongea.

Aussitôt, les capteurs de mouvement détectèrent son entrée dans l’eau et un chronomètre fixé sur un mur de la piscine s’enclenchèrent.

Il arriva si vite à l’autre bout de la piscine qu’il explosa le record mondial des 50 mètres en nage libre. Le jeune homme n’avait même pas utilisé de combinaison spéciale, juste un maillot de bain et un simple bonnet de piscine. Même s’il n’y avait pas de journaliste pour relayer l’événement, l’exploit n’en restait pas moins extraordinaire et la nouvelle fit le tour du complexe militaire en moins d’un quart d’heure.





A peine essoufflé, Norvan alla se changer dans les vestiaires des hommes. Quelques minutes plus tard, il rejoignit ses amis. Ils le félicitèrent abondamment, mais Olrik était tracassé par quelque chose.

— Norvan ? demanda-t-il. Tu n’as pas de lentilles ?

Celui-ci secoua la tête de gauche à droite. Mais où son ami voulait-il en venir ? Il eut très vite la réponse à sa question :

— Très bien ! Nous allons t’amener au niveau médicalisé pour te faire examiner la vue. Tu n’aurais pas dû nous remarquer tout à l’heure avec ta myopie et le reflet qu’il y avait sur le panneau de verre.

Le jeune prodige avait tourné son siège roulant vers l’ascenseur et se déplaçait déjà vers l’appareil. Ses amis n’eurent pas vraiment d’autre choix que de le suivre.




Ils descendirent ainsi au dernier niveau de la base. Juste avant que les portes de l’ascenseur ne s’ouvrent, Olrik leur lança un avertissement :

— Je vous préviens : si les travaux de rénovation et de perfectionnement sont finis, vous aurez droit à quelques surprises.

— Des 'surprises' ? répéta Aya. Quelles surprises ?

C’est sur cette question qu’ils débouchèrent dans un couloir qui n’avait absolument rien à voir avec le précédent.

D’un style hautement futuriste, mélange subtil de bois, de métal et de béton, le dernier niveau de la base de St-Cyr-Coëtquidan coupait les souffle des nouvelles venues. Olrik et Norvan y étaient habitués et observèrent les alentours en connaisseurs blasés.

— Pas mal, hein ! commenta Olrik. Et vous n’avez même pas vu le meilleur… Enfin, s’ils ont fini les travaux comme je leur ai comm... Euh... Demandé. Mais je vais d’abord vous montrer quelque chose.

Il les entraîna parmi le dédale de couloirs jusqu’à une porte blindée gigantesque. Elle était gardée par seulement deux soldats armés et une serrure nécessitant une carte d’accès.
Aya haussa un sourcil étonné.

— Olrik ?

— Qu’y a-t-il ?

— Pourquoi n’as-tu pas renforcé la sécurité ici ? Je croyais que ce qu’on allait voir ici était très important. Et comme tu es d’après ce que nous avons pu constater très sécuritaire…

— Sans doute, Aya, le coupa le jeune prodige. Mais comme il y a beaucoup passages par ici, il ne faut pas perdre trop de temps pour accéder à l’endroit qui est la raison d’être du programme Sentinelle.

— On parle de moi ?

Un hologramme se matérialisa soudain devant le jeunes gens, les faisant bondir de frayeur. Les soldats cillèrent mais n’intervinrent pas ( ils avaient reçu des instructions très strictes ).

L’image formé dans l’air était vaguement translucide, lui donnant un air spectral. Elle représentait un homme châtain d’un quarantaine d’années, habillé d’un jean et d’un t-shirt banals. Il semblait ravi de son petit effet.

— Je constate que les travaux sont terminés, IA Sentinelle, grommela Olrik, qui marmonna en coin à ses amis : Il va devenir invivable, maintenant.

— En effet, souria l’hologramme, qui se tourna vers Norvan et les filles, proprement stupéfaits. J’ai enfin une apparence visible pour le commun des mortels, c’est nettement mieux qu’une simple voix comme dans le couloir d’identification en surface. Et merci pour ce nouveau dispositif, Olrik.

Le jeune prodige tendit sa main devant lui pour faire signe à l’intelligence artificielle d’arrêter de parler.

— Tu me remercieras quand tout ce bâtiment en sera équipé, déclara Olrik. En attendant, je dois leur montrer ce qu’il y a derrière cette porte.

L’hologramme fit mine de réfléchir, alors qu’il avait sans doute déjà tout interprété en un rien de temps.

— Tu parles du hangar ou d…

— Du hangar et de ce qui s’y trouve, répliqua précipitamment le garçon prodige. Ça ne te dérange pas de faire le guide pour nos amies ?

Sentinelle le regarda bizarrement avant de finalement répondre d’une voix sans émotion rappelant sa nature d’intelligence artificielle.

— Je le ferai avec joie, Olrik.

Puis aussi soudainement qu’il était apparut, l’hologramme s’éteignit.

— Où est-il passé ? demanda Maeva.

Aya sa tourna vers Norvan.

— Tu as une petite idée ?

Le garçon qui se grattait distraitement une de ses oreilles pointues haussa les épaules en signe de dénégation.

Elle vrilla alors son regard dans celui d’Olrik.

— Et toi ? Tu le sais ?

— Soit il nous attend déjà derrière la porte, soit il espère que l’on entre dans la salle de l’autre côté pour nous faire une nouvelle peur bleue en surgissant de nulle part.

— Alors allons-y, déclara Maeva qui en avait assez de tergiverser.

Il sortit sa carte d’accès et après quelques manœuvres quelques peu acrobatiques, refusant toute aide de la part des soldats ou de ses amis, il réussit à glisser la carte dans la fente de la serrure électronique.

La porte glissa dans un chuintement discret. Sentinelle, pas vache pour une fois, les attendait sagement derrière.

— Pas trop tôt. Si vous voulez bien vous approcher, nous allons commencer la visite.

Olrik, Norvan, Maeva et Aya franchirent la porte.






L’hologramme tendis la main vers le centre de la salle d’un geste fluide.

Ils suivirent la direction indiquée par son bras, et quand elles virent ce qu’il montrait, les filles eurent le souffle coupé.



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Suite de cet épisode dans le chapitre 2.12, mais il y aura un chapitre se déroulant intégralement sur Endertyl avant.
Je fais ça pour éviter de surcharger en longueur.

A VOS COMS !

Et garre au premier qui me dit que ce chapitre est trop long !!! ^^ lol

Edit : en principe, le chapitre est corrigé.

Répondre

Posté par ice-cream le 04-02-2008 à 15:03
Avatar de ice-creamBeau chap, comme d'habitude, mais comme Kikart, je l'ai moins aimé que les deux autres... Peut-être le manque d'action, si tu le dis ^^

Au niveau maîtrise de la langue, toujours parfait, avec un temps, qui bien que familier, m'a un peu choqué!!

Dans ton MI, tu disais que tu n'avais pas beacoup de monde (donc com, je présume), peut être la faute à un registre de langue soutenu... Et puis, aux deux mondes opposés...

Mais bon, outre cela, toujours parfait, et j'attends avec impatience le prochain chap.

@++

Répondre

Posté par Triss le 05-02-2008 à 13:23
'Au niveau maîtrise de la langue, toujours parfait, avec un temps, qui bien que familier, m'a un peu choqué!!'

Euh... J'ai pas trop compris là...

Répondre

Posté par ice-cream le 05-02-2008 à 13:26
Avatar de ice-creamAh! Pour ce qui m'a un peu choqué, c'est 'fûtes' !
Je l'ai rarement employé (jamais d'ailleurs...) et vu...
Sinon, c'est toujours aussi bien!

Répondre

Posté par Triss le 09-03-2008 à 15:13
Ben... Disons que c'est la langue française qui est comme ça. Si je me souviens bien, c'est le correcteur de Word qui m'a proposé ça...

J'attends ta critique pour le dernier chapitre patiemment (le dernier mot est ironique ^^).

Bon, sinon, les autres, faites pas vos timides, dites-moi ce que vous en pensez...

Bon, new chap 'now'. Enfin, seulement la moitié. Ca parle d'animaux, de la nature, de trahisons... Sur Endertyl.
Je ralentirais le rythme pendant les vacances d'hiver.
Bonne lecture. Au fait, j'oubliais : âmes sensibles s'abstenir (descriptions peut-être un peu trop crues pour certains...)...^^

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Chapitre 11 (1/2): La Quête de la Kritian

'Pleins de choses sont inoubliables dans une vie de Durnakan : la rencontre avec sa Pierre, le premier amour, les premières crêpes au sucre ou encore la première rencontre entre un kritian et un Durnakan, par exemple.'
Arthur Awalon Fyk





J-9




Quelque part sur Endertyl.



La nuit était bientôt achevée dans cette contrée d’Endertyl, une calme vallée aux pieds de montagne aussi hautes que le massif himalayen. Les deux lunes étaient couchées depuis peu. Sous les étoiles qui s’effaceraient très bientôt devant l’éclatant soleil d’Endertyl, une rivière glacière serpentant dans ce paysage d’un noir d’encre produisait un des rares bruits encore audibles. Les bêtes nocturnes s’étaient tues, et seul le bruissement d’une bise fraîche ondulant dans l’atmosphère paisible de cette fin de nuit s’associait au ruissellement du cours d’eau. C'était l'été.

Tout aurait donc pu être parfaitement silencieux s’il n’y avait eut les bruyants ronflements d’un animal réfugié dans sa douillette et profonde tanière.

Un animal diurne très rare dans ce monde, encore plongé dans un profond sommeil.

Une kritian roulée en boule, la tête enfouie dans sa queue douce et soyeuse.

Dole.




Sa dernière nuit de sommeil avant bien longtemps.



Alors que les premières lueurs de l’Aurore irradiaient l’horizon, une sombre silhouette s’anima dans une forêt se révélant dans cette nouvelle pénombre. Sautant de branche en branche avec autant d’aise qu’un poisson dans l’eau, l’animal s’approchait du rocher sous lequel était creusée l’antre de la kritian.

Mais la forêt s’arrêtait bien avant le but de la mystérieuse créature. Elle sauta de la cime du dernier épicéa et se reçut souplement quarante mètres plus bas sur une petite plate-forme rocheuse surplombant une petite plaine caillouteuse. Elle était fleurie de plantes d’altitude poussant parmi les failles de la roche à nu, dont de somptueux edelweiss quelques peu incongrus à une altitude aussi basse.

L’être contempla longuement le paysage s’éclairant par petites touches, le frai zéphyr ébouriffant quelque peu sa fourrure que l’on devinait rousse, blanche sur son cou et son ventre. L’animal avait l’apparence d’un croisement détonnant entre un écureuil et un renard, sa taille se situant pile entre les deux. C’était un mâle.

Il tenait un étrange joyau pulsant d’une lumière mauve, presque violette dans sa gueule.



“Dole ? Tu es là ma vieille ?” lâcha mentalement le kritian.

Un grognement agacé résonna dans son esprit.

“J’espère que le 'grand' kritian Myuk à une bonne raison de réveiller ainsi une Exilée …”

“J’ai même une 'très' bonne raison. Alors tu viens ou tu comptes hiberner jusqu’à la prochaine saison des amours pour que j’aille te chercher ?”

Il ne serait allé pour rien au monde dans la tanière de cette femelle. Ça ne se faisait pas. Du moins pas son accord et encore moins hors de la saison des ruts. De toute façon, la pique avait parfaitement fonctionnée.

Une kritian de fourrure brune aussi âgée que Myuk surgit de sa tanière et courut à toute vitesse vers la plaque rocheuse où patientait son congénère, patiemment assit sur son arrière-train, agitant la queue avec une humilité apparente.

Elle lui tourna plusieurs fois autour, méfiante, son odorat la renseignant sur l’état émotionnel de son semblable.

“Que veux-tu ?” asséna-t-elle sans détour.

Myuk baissa la tête, ouvrit lentement la gueule et déposa délicatement la Pierre à ses pattes.

“J’ai besoin de toi. Pour une quête.”

Le reniflement mental qu’il eut en écho ne pouvait pas être plus méprisant.

“Une quête ? Alors que j’ai été bannie dans cet endroit paumé pour des raisons plus que douteuses ?”

“Les raisons étaient nettement moins douteuses que tes explications”, rétorqua le kritian. “Si tu m’avais écouté…”

“Si je t’avais écouté”, grogna-t-elle, “la situation aurait été pire qu’elle ne l’est aujourd’hui. Tu étais mon compagnon, tu aurais dû m’écouter.”

“Et c’est donc entièrement ta faute.”

“'Ma' faute ? Alors que j’ai permis aux Durnakans de la Grande Prophétie d’avoir une enfance meilleure que ce qui leur attendait ?”

“Tu sais très bien que ce n’est pas moi qui suis la cause de tes soucis et que j’ai tout fait pour te défendre. Tu serais morte sans moi. Et je te signale que tu pourrais te sortir de cette situation en accomplissant cette quête. C’est le Conseil qui m’envoie.”

L’attitude de Dole changea alors du tout au tout. Alors qu’elle menaçait il y a encore un instant de mordre son congénère, elle se mit à se frotter contre lui avec douceur.

Les kritians avaient un visage plus expressif que les autres animaux et ceux-ci ne se privèrent pas pour sourire.

“Quel genre de quête, mon amour ? Allez, dis-moi tout.”

Il lui expliqua ce qu’on attendait d’elle, tout en se frottant mutuellement la tête sur la douce fourrure de l’autre.

“Et c’est tout ?” commenta-t-elle quand il eut fini.

“Cette mission sera très dangereuse”, répéta Myuk avec insistance. “Tu seras extrêmement proche du Fléau puisqu’il a réussi à investir le père du jeune ternigrey.”

“Ça me va”, déclara-t-elle.

“Tu es satisfaite ?” s’étonna son congénère. “Je pensais que tu serais plus réticente que ça…”

“Voyons mon chéri, ce n’est pas à une tête brûlée comme toi que je vais te répéter tout ce que tu sais déjà.”





“Tu m’as manqué, mon amour”, dit Myuk qui se faisait de plus en plus insistant dans ses caresses.

Les kritians avaient une espérance de vie extrêmement longue et tous deux étaient considérés comme de jeunes adultes.

“Pas autant que toi”, murmura-t-elle, la tête fourrée dans la douce fourrure de son compagnon d’autrefois.

En temps normal, il n’y aurait rien dû se passer de plus, mais cette espèce légendaire n’était pas comme les autres. Et bien que Dole ne pouvait être en chaleurs que lors de la saison des amours, aux printemps, elle était tellement heureuse d’avoir retrouvé l’espoir de rompre son exil sur ce monde, que son congénère ne put rester indifférent à ses avances. Il lui monta sur la croupe et ils s’accouplèrent  en poussant des cris et des grognements de plaisir.







Un plus tard, les premiers rayons du soleil d’Endertyl les atteignirent. Dole saisit la Pierre et partit en bondissant rejoindre le futur porteur, disparaissant bientôt parmi les arbres de la forêt toute proche.

Myuk la regarda partir en étirant ses lèvres dans ce qui pouvait ressembler à un sourire, il disparut.



La quête de Dole l’Exilée venait de commencer.

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Voilà. Deuxième partie peut-être un peu avant la rentrée scolaire de la zone B.

@+! Et n'oubliez pas vos coms !

Répondre

Posté par ice-cream le 08-02-2008 à 19:46
Avatar de ice-creamQuel chapitre apaisant !  Après une dure journée de travail, ça fait du bien ^^

Tu t'es une nouvelle fois surpassé pour les descriptions, notamment dans les deux premiers paragraphe.

J'ai pas trèsbien compris pourquoi tu disais 'âmes sensibles, s'abstenir!': j'ai rien trouvé de très sanglant ou émouvant ^^

Bref, des chap comme ça, on en redemande, même si je privilégie l'action!

Vivement lasuite, et bonne vacances à tous ! (tout du moins pour ma zone^^)

Répondre

Posté par Triss le 20-02-2008 à 14:47
@ice-cream

'J'ai pas trèsbien compris pourquoi tu disais 'âmes sensibles, s'abstenir!': j'ai rien trouvé de très sanglant ou émouvant ^^'
=>c'est juste pour un 'détail' à la fin de la première partie. Sinon , pour la deuxième partie, LA, ça sera peut-être un peu plus 'sanglant' (si on peux qualifier ça de sang, j'en dis pas plus^^)...

'Bref, des chap comme ça, on en redemande, même si je privilégie l'action!'
=> d'accord, 'Action man'^^, je vais en faire un peu, mais vous ne verrez pas ça tout de suite.

@ Tous
Partie 2 du chapitre dans la deuxième semaine des vacances de ceux de la zone B (consultez le calendrier ^^). J'attends quelques autres critiques avant...

@+!

Répondre

Posté par Kikart le 15-02-2008 à 22:34
Avatar de KikartCe n'est pas '@Kikart' mais '@Ice-Cream' ^^

Je récupère mon retard et je constate, à mon plus grand effroi, que ma semaine de contrôles m'a fait loupé une suite du tonnerre :p
Je n'ai pas retrouvé les fautes qu'on m'a effacé la dernière fois, bizarre mais bon...

Chap 2.10: j'adore le brin d'humour au départ: les filles qui se préparent en un quart d'heure... je n'y crois pas trop, c'est un peu poussé à l'extrême xD (ironie, désolé mesdemoiselles). Le court passage des bisons, excellent ! je les avais presque oublié et les revoila: magnifique ^^
Quels secrets cache Olrik ? au point de devoir tuer les filles, ça doit être d'une importance cruciale... nous verrons bien par la suite !
Toujours pareil: belles descriptions, j'ai eu une bonne représentation visuelle de la base, etc.
Conclusion: bien qu'un peu long (ironie encore ^^), ça reste un chapitre brillantissime !

Cependant, une petite erreur de syntaxe:
'Mais je vais d’abordvous montrer quelque chose.' => je te laisse deviner où est le problème.


2.11: de retour sur Endertyl avec un nouveau commencement: on découvre la tribu de Dole qui m'a l'air assez attachant (ptit pépère °o°).
J'espère qu'on en saura un peu plus sur cette quête !

Et là...
“Les raisons était nettement moins douteuses que tes explications,” => les raisons étaient...

'Allez dis-moi tout.' => Allez, dis-moi tout. (virgule importante).

Bon, blague à part, j'ai remarqué que tu places souvent tes guillemets après une virgule, ça ne serait pas plutôt l'inverse ?


Le mot de la fin... euh non, rien finalement :)

Répondre

Posté par Triss le 09-03-2008 à 15:14
@Kikart (et cette fois j'en suis sûr !^^)

Chap 2.10
Pour les 1/4 d'heure de préparation maquillage des filles, on va dire, pour éviter un tolé qu'elles étaient vraiment TRES pressées...mdr

Les bisons : mais qu'est-ce que vous avez avec ces bisons ? Moi, je les ai juste mis pour le fun, et tout le monde ne parle que de ça ? C'est si drôle que ça ???

Les secrets d'Olrik , c'est bizarre que tu en parles maintenant, vu que je viens de terminer le chapitre où il en dévoile une super grosse partie... pour vous, il faudra attendre le chapitre 3.07 ou 3.08 (et siiiiiiii, c'est pas demain la veille !^^).



Chap 2.11
Il n'y a pas de 'tribu', puisque Dole est et restera pour l'instant toute seule...


Et j'ai corrigé lai fôttes dhautaugrphe !^^

@ Tous

Petite piqûre de rappel sur les coms (surtout pour les nouveaux... et les pressés ^^)

Je ne souhaite pas avoir de coms contenant uniquement des trucs du genre 'super méga bien' ou 'nul'. Je sais, je caricature.^^

Mais c'est pour dire que je préfère que vous commentiez, posez des questions sur à peu près chaque partie de l'intrigue du récit, et même souligner quelques détails qui dérange, qui font rire, etc.

Les relevés d'erreurs sont aussi pratique, mais certains s'en occupe déjà. Merci à eux, d'ailleurs.^^

Jre ne dis pas ça pour blâmer qui que ce soit, mais je pense qu'un com détaillé est plus constructif pour la suite de la fic qu'un simple avis laconique du genre de ceux que j'ai cité plus haut.

Pas vous ?^^


EDIT /*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/*/

Voici la suite du chapitre. On y voit un peut ce qui s'y trame à Kiordj...

Whaouh ! Plus de 8000 connexions ! Merciiii à tous !^^

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

CHAPITRE 2.11.2/2 : La Quête de la Kritian



Empire de Kiordj, le même jour.




Azorin avait réussi. Dans la tente de commandement, il réussit à convaincre non seulement la droïde, mais aussi son père, complètement possédé par l’essence du Fléau. Convaincre et surtout persuader. Et même tromper.

Surtout tromper. Il eut un fin sourire à cette pensée.

Quelle ironie ! Il avait trompé le Mal lui-même !

Tout en se dirigeant vers la tente des prisonniers de guerre et ne prêtant aucune attention aux soldats qui s’inclinaient sur son passage, il jeta un regard en coin au robot. Comment une machine sanguinaire pouvait-elle ressembler autant à un être vivant ?

Elle ressemblait à s’y méprendre à une ghenak tigre albinos d’une sauvage beauté dans son armure légère et brillante, sa fourrure immaculée révélée par endroits faisant fondre un grand nombre de soldats trompés par cette apparence. Elle a même le lustre de posséder un nom complet : Enya Lanek. Seul son froid regard abritant des iris argentés révélait la tromperie.

Il l’avait bien vu torturer et tuer nombre d’espions à la solde de l’Empire d’Ottaviana, et pourtant ses sourires paraissaient entièrement factices. Il n’arrivait pas à savoir s’ils étaient dus à l’inexistence d’émotion de la droïde qui réagissait uniquement à sa programmation ou si elle essayait de faire bonne figure face à Moranok.

La copie de son schéma mental et de ses souvenirs présente dans les tréfonds de la droïde l’influençait-elle ? Ou n’était-elle qu’une simple machine à tuer comme ses semblables et seulement un peu plus perfectionnée ?

Ceux-ci stationnaient en silence, sans bouger, le visage figé mais affûtant leurs armes en prévision de la proche bataille, à distance du camp des autres armées de l’Empire, leur présence perturbant les troupes ghenaks.

— Alors ? Tu es content ?

Azorin tressaillit au son de la voix de velours de la droïde. Elle était presque vivante. Presque.

— Content de quoi ? demanda-t-il d’une voix aussi froide que possible.

— Voyons, Azorin. Tu sais parfaitement de quoi je veux parler.

L’expression de la… 'chose' était taquine. Le ternigrey n’en devint que plus méfiant.

— 'Commandant' Azorin 'Plij Oru', rectifia-t-il, faussement irrité.

— Allons, je te connais mieux que n’importe qui, alors n’essaie pas de détourner la conversation. Et quoi que tu dises, je te tutoierai toujours.

— Soit, se résigna Azorin.

— Par contre, tu ne m’as toujours pas dit si tu étais satisfait d’avoir abusé ton empereur de père.

— Je n’ai abusé personne ! s’obstina-t-il.

— Bien sûr. Tu as flatté sa vanité pour obtenir cette maigre consolation qui te donnera bonne conscience.

— Je ne trahirai jamais mon père ! chuchota-t-il furieusement pour que ses soldats ne l’entendent pas.

— Sauf que tu ne sais plus si c’est vraiment ton père qui a choisit cette guerre. Te rappelles-tu ton enfance ? Avant qu’il succède ton grand-père Korkal, c’était le plus pacifique prince depuis la fondation de Kiordj. Ne t’es-tu jamais interrogé sur ce brutal changement de caractère, de comportement ?

— Je…

— N’essaie surtout pas de me mentir, je ne te connais que trop bien et tu te connais trop bien pour avoir la bonne réaction à tout ce que je t’ai dit. J'ai tout tes souvenirs en mémoire, Azorin.

Il la vit ensuite se tapoter la tempe d’un doigt pour lui montrer qu’elle semblait partager les mêmes « sentiments » que lui. Le prenait-elle pour un imbécile ou n’était-elle plus qu’une simple machine ? Était-ce un piège ?

— Essaie juste de ne pas en faire trop et choisis bien tes mots quand tu parleras au prisonnier, avertit-elle. Ne t’inquiète pas, je ne dirai rien sur ce que tu penses vraiment, je ne puis qu’être d’accord avec toi.

C’est à ce moment là qu’ils atteignirent la tente des prisonniers. Celle-ci était à l’extrême opposé de la tente de commandement. Fait d’un voile de chanvre de couleur brune, l’édifice avait été monté à la va-vite mais était toutefois suffisamment solide pour ne pas s’écrouler sur son occupant. Des hurlements de douleurs s’élevaient de la tente.

Les soldats gardant l’entrée s’écartèrent sur le passage des deux commandants et ils faillirent rentrer dans le tortionnaire attitré de sa Majesté Impériale.

Alors qu’il allait s’éclipser après une rapide courbette, Etryl, le retint brutalement par le bras.

— Qu’est-ce que tu lui as fait ? demanda-t-elle d’une voix glaciale.

— Rien du tout, commandante, répondit docilement le tortionnaire, un tirmon dans la cinquantaine.

Il grimaça quand elle resserra sa prise.

— Je ne te crois pas. Que lui as-tu fais ?

— Pas grand chose, je l’ai à peine effleuré. Aaahhh !

— Regarde-moi dans les yeux, ordonna-t-elle.

Le tirmon leva les yeux et fut cloué sur place par le regard glacé de la droïde. Il venait de se rendre compte à quel genre de créature il avait à faire.

— Maintenant, dis-moi la vérité ou je te casse ce qui te sert de bras.
Le ghenak furet jeta un rapide coup d’œil au prince Azorin, qui hocha la tête.

— Fais ce qu’elle t’ordonne, dit-il. Sinon, tu ne nous serviras plus à rien et tu seras exécuté pour avoir désobéi à une ordre direct d’une de tes supérieures.

— J’ai juste resserré ses liens ! lâcha finalement le persécuteur entre deux gémissements de souffrance. Il n’a toujours pas parlé. J’crois qu’il est muet.

Etryl desserra enfin sa prise, laissant le tirmon s’écrouler au sol et gémir en se tenant la patte pendant quelques secondes. Quand Azorin en eut assez, il releva le ghenak de force et jeta ses ordres.

— L’Empereur veut se servir du captif aujourd’hui. Il veut qu’il soit nourri, lavé, soigné, qu’il ait des habits propres et soit transféré après notre départ de cette misérable tente.

Le tirmon paraissait septique, mais le ternigrey eut tôt fait de lui ôter ses derniers doutes.

— Tu peux demander à l’Empereur si tu ne me crois pas.

La proposition fit au bourreau l’effet d’une douche froide. Il n’allait sûrement pas risquer sa peau en doutant des dires du fils de Moranok.

— Je vous crois, commandant ! A vos ordres, commandant ! salua le soldat avant de détaler.

Les deux chefs de l’armée pénétrèrent enfin dans la tente du prisonnier.





Ils trouvèrent ainsi un leïkof dans un sale état solidement ligoté à un poteau en bois. Il était nu, sale et blessé. Sa tête penchait en avant tellement qu’il était épuisé, ce que confirmait ses traits tirés. Une autre corde lui maintenait les mains derrière le piquet et mordait ses poignets ensanglantés. Son allure laissait penser qu’il n’était même pas majeur.

— Alors ? Comment va notre espion, aujourd’hui ? lança Azorin d’un sourire sans joie.

L’otage releva la tête avec difficulté et lui jeta un regard chargé de haine.

— Allez crever, fils et fille de Fléau ! siffla-t-il d’une voix éraillée par le manque d’eau.

— Tsss ! Tsss ! Mais c’est qu’il vient de faire ses premiers mots, le 'petit espion', railla Enya. Notre bourreau sera bien surpris que tu saches parler. Lui qui a tant de questions à te poser…

L’espion captif détourna son regard du tirmon pour le plonger dans celui sans émotion de la droïde. Deux regards qui, s’ils auraient pu tuer, auraient fait des ravages.

— Sauf que le bourreau ne t’interrogera plus, dit le fils de l’Empereur. Il va être déçu car il avait à peine commencé avec toi.

— Quelles tortures avez-vous encore imaginés, êtres immondes ?

Elle s’approcha à un pas du prisonnier.

— Vil flatteur, s’amusa-t-elle. Si tu continues à nous complimenter comme ça, tu risques de subir des choses pires que la torture, pire que la mort. Dommage que nous soyons venus te libérer…

Le leïkof fut pris de cours.

— Me…

— Libérer, oui, acquiesça Azorin.

Il trancha avec son poignard la corde mordant la chair ensanglantée des poignets de l’espion, lequel inspira profondément quand la douleur reflua.

— Tu as de la chance, beaucoup de chance, Durnakan sans Pierre, déclara Enya. L’empereur Moranok est très joueur. Il te laissera bientôt regagner les tiens pour les prévenir de ce danger qui fera trembler nos ennemis. Toi qui étais venu pour nous espionner, tu vas être servi !

Le captif se redressa, soudain attentif aux paroles de la droïde.

— Voilà qui est mieux, annonça Lanella. Ouvre grand tes oreilles et écoute moi bien. La technologie de Kiordj dépasse de loin celle de ton empire primitif. De cette technologie fut créé un peuple entièrement nouveau. Un peuple ayant quasiment la même apparence que les ghenaks, à peu de choses près. Mais extrêmement redoutables.

Azorin trancha les derniers liens du leïkof qui tomba à genou, aussi faible qu’un nouveau-né. Il regarda, désabusé, la sortie de sa tente plantée au beau milieu du camp ennemi.

Enya eut un sourire de compréhension devant la mine défaite du captif.

— Des être capables de faire souffrir.

La commandante attrapa un des poignets blessés du prisonnier, qui retint un gémissement d’un rictus de supplice.

— Des êtres soutenant l’Empereur dans son œuvre de conquête, participant à l’attaque surprise de la citadelle de Shostrap. Des êtres n’hésitant devant aucun sacrifice pour obéir à leur maître.

D’une griffe aiguisée, elle s’ouvrit une veine d’un de ses avant-bras.

— Mais aussi des êtres capables de guérir.

Elle laissa couler un liquide argenté sur les blessures des poignets du leïkof, qui ressentit un soulagement immédiat.

— Le peuple Sandar ! dit-t-elle d’une voix solennelle.

L’hémorragie s’arrêta d’elle-même.

Enya cueillit d’un doigt une goutte de l’étrange substance restée accrochée à son pelage et la tint devant les yeux écarquillés de l’Otavianien. Le regard de ce dernier allait de la goutte aux iris d’argent de la droïde et des iris à la goutte. Il avait enfin compris. A sa plus grande horreur.

— Un sang et des yeux d’argent célèbrent l’avènement de ce nouveau peuple. Tremble, mon ennemi, tremble devant cette autre apparence de ce vous les ghenaks nommez la vie.

La voix de la droïde n’était plus qu’un fin murmure.

— Tremble. Et pris. Pris pour tous les innocents, pour tous ceux qui vont succomber sous la volonté d’un fou. Ils ne le méritent pas.

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

Et voila ! J'ai essayé de faire ce chapire le plus flippant, sinon le plus impressionnant possible. Qu'en pensez-vous ?

Autre nouvelle : préparant mon Bac Blanc pour la mi-mars, je pense continuer à fractionner les chapitres.

@+!

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Posté par Kikart le 05-03-2008 à 15:40
Avatar de KikartPour ma part, ce chapitre n'est pas très flippant. Impressionnant, ça oui, tu peux le dire ^^

Je me suis bien représenté la scène et j'ai trouvé ça légèrement gore (j'ai ptêt exagéré un peu...).

La droïde semble sans pitié, missante va !

Sympa de relâcher l'espion: on le torture et on le libère: excellent ^^
Le grand conflit se prépare, ça promet beaucoup d'intrigue et d'action !

Je pense avoir dit ce qui me passait par la tête...

Encore et toujours, pour ton plus grand bonheur:

'je te tutoierais toujours.' et  '— Je ne trahirais jamais mon père !' ==> je n'emploierais pas le conditionnel (futur avec 'toujours', 'jamais', etc.
)
'J'ai tout tes souvenirs en méoire, Azorin.' ==> mémoire

'Essaie juste de ne pas en faire trop et choisit bien tes mots' ==> choisis avec un 's' car c'est de l'impératif :p

'— Fait ce qu’elle t’ordonne' ==> comme au-dessus, fais avec un 's'

'pour avoir désobéi à une ordre directe' ==> un ordre direct

'Il e laissera bientôt regagner les tiens' ==> il te...


Bon courage pour le bac blanc, ce n'est pas le vrai bac donc... cool Raoul (vieille expression de grand-mère) ^^

Répondre

Posté par Triss le 05-03-2008 à 16:22
J'ai corrigé (pour mon plus grand bonheur^^). Merci.

'Gore' ? Alors là, oui, tu exagères vraiment. Et en plus, je te signale qu'Enya a guéri ses blessures...

Le Grand Conflit se prépare bien. D'ailleurs, j'ai déjà le chapitre en tête pour la deuxième moitié de la partie 3. Je ferai en sorte que ce soit le moins sanglant possible (c'est pas gagné^^).

Hum... J'aime pas qu'on me rappelle le Bac Blanc, parce que contrairement à ce que tu penses, ce n'est pas aussi 'cool' : je n'ai aucun jour de révision ! Chaque jour libéré est un jour de cours !Oo'

J'attends avec impatience d'autres commentaires avant de mettre la suite. En plus j'ai quelques soucis pour avoir la version la plus récente à mettre sur Internet...

@+!

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Posté par - cassandra - le 08-03-2008 à 15:55
Avatar de - cassandra -Re c'est moi ! Ouais toujours à la bourre je sais -_-'



Ptdr ! Norvan le squatter d’esprit XD. Le bonhomme s’est encore mit dans de beau draps. Il aura quand même eu la chance de tomber sur Lanella hihi ^^
Le pouvoir de la pierre est impressionnant n’empêche.

Tchar lol au moins c’est bien trouvé pour une insulte doivent pas être nombreux les gens malpolis comme tu dis XD mais ça peut aussi porter à confusion et entraîner des situations un peu délicates. Mais je suppose que c’est le but d’y mettre l’embrouille lol XD

Le chapitre 8 est drôle d’un certain point de vue pour moi.
T’as Norvan qui fait «  Oh c’est beau ! » et à côté Lanella «  Arrête de faire ceci cela ! » lol
En tout cas la pauvre j’espère qu’il a pas l’intention de squatter sinon elle mettra pas longtemps à se faire tuer la pauvre XD.

Chapitre 9, on en apprend un peu sur tout notamment sur le ‘despote ’ après tout y devait pas être si méchant avant la mort de sa femme. Bon ok, ok on arrête les mais si…

Le Seuil des Mondes ça sonne bien comme nom mais quand tu dis que c’est un vieil appareil qu’on a construit pour se rendre dans les mondes, c’est sur Antaris qu’on l’a crée ou sur Terre par des hommes ?
( Question de curiosité car j’ai pô tout compris ^^’ )

Mdr la réaction des convives avec la bouche qui tombe jusque sur la table ;)
Le truc c’est que c’est encore pire quand Norvan il apparaît, on le regarde comme un OVNI lol

« — Je vais sans doute vous encore vous étonner, soupira-t-il, mais je n’en ai pas la moindre d’idée. Tout ce que je sais, c’est que depuis ma rencontre avec votre amie à Avalon, nous ressentons chacun une sorte de… lien. Et j’aimerais bien réintégrer mon corps, si ça ne vous ennuie pas trop. »

Y a un vous en trop je crois. ^^


« — Je ne suis pas capable de  ( la )   faire sortir par moi-même sans lui causer d’atroces souffrances. Alors si quelqu’un veut bien nous aider, ça ne serait pas de refus. »

De le faire sortir non ?


Le Chant de Retour ? Je savais pas qu’il y avait un moyen de faire ça sur Antaris :)

L’incantation et plutôt pas mal surtout les quatre derniers vers. La description a cet instant n’est pas mal non plus… on s’y croirait xd

Mdr la dernière phrase du va bientôt faire comique comme .Tom toi :p

Chapitre 2.10
Lol Triss j’adore ta vision sur le temps de préparation des filles dès qu’elle se lève le matin XD. Elle se bouscule pour aller dans la salle de bain termine miraculeusement en ¼ d’heure mdr ! Je l’ai trouvé marrant ce chapitre !

Aya et Maeva étaient tellement pressées du coup, elles arrivent et ça dit «  c’est tout ? » lol c’est le genre de commentaire qui tue tout autre propos :)

On voit enfin le résultat du projet Sentinelle ! Des fois on dirait presque quelqu’un de vivant et comme l’on dit les filles, il est légèrement Hum ! Sur les bords ptdr ! En plus Ulrike a l’intention de l’installer partout dans la base mais là c’est sûr le personnel risque de mourir de crise cardiaque XD

Au fait pour les plantes ça existe vraiment ce genre de trucs ou c’est toi qui l’a inventé ? Car je trouve ça pas con du tout en y repensant XD !

Au fait Olrik a t-il l’intention de laisser un bout de ses secrets un jour ? XD Ca s’entasse tellement qu’on sait plus ou mettre la tête !

La vache ! Les capacités de Norvan ça tourne au surhumain dans la piscine lol et puis ça myopie qui s’est amélioré…y va ressembler à quoi à la fin ? Quoi que c’est pas plus mal qu’il voie mieux :p

Encore un chapitre qui m'a bien fait rigoler, Maeva, Aya et Olrik sont trop quand ils s'y mettent des fois ptdr !


Le chapitre 11 est joliment bien décrit. ^^
Par contre je trouve que ta phrase est pas très française :

« Les bêtes nocturnes s’étaient tues, et seul le son s’associant au cours d’eau n’était que le bruissement d’une bise fraîche ondulant dans l’atmosphère paisible de cette dernière heure de nuit d’été.. »

=>

Les bêtes nocturnes s’étaient tues, et seul le bruissement d’une bise fraîche ondulant dans l’atmosphère paisible de cette fin de nuit (d’été ) s’associait au ruissellement ( ou : à écoulement, comme tu veux ) du cours d’eau.

Je trouve que ça fait plus léger de remplacer « de cette dernière heure de nuit d’été. » car au bout ça commence à faire lourd pour la phrase. ^^

Sinon un Kritian c’est quoi ? XD j’ai du zapper je sais pas si tu as donner la définition quelque part ou pas car je retrouve pô. A moins que tu ne caches son identité volontairement pour garder secrète la physionomie du personnage ? Enfin tu me répondras si tu peux ^^.

Lol Triss pour décrire les animaux tu ne fais pas dans le détails mdr même pour la scène d’accouplement ;)
Je suppose qu’on saura un peu plus tard ce qu’il adviendra de notre Kritian.

Le : CHAPITRE 2.11.2/2 : La Quête de la Kritian
( désolé j’ai fais copié/collé car je comprend plus très bien les 2.11 2/2 et tout faudrait que tu pense à stoppé le chapitre 2 XD)

Ce chapitre est moins rigolo L l’androïde ghenak est légèrement ( oui, oui juste un peu ^^’’) austère sur les bords ( elle fait flipper mon cul !! ) Le pire c’est qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’elle pense et elle te prend au piège comme un débutant = aimerait pas se retrouver avec elle L
Y a des moments je la trouve très provocatrice c’est énervant ce genre de personnage ^^’’. Le regard aussi c’est très important pour donner encore plus de froideur et d’insensibilité à la ghenak oublie pas de décrire le regard meurtrier de celle-ci ;)

Quand il disent qu’il vienne libérer le leïkof ça doit être une blague non XD ? L’androïde doit avoir une idée dernière la tête je suppose ?

« Enya cueillit d’un doigt (  un  ) goutte de l’étrange substance restée accrochée à son pelage et la tint devant les yeux écarquillés de l’Otavianien. »

=> Sinon tu as fait une faute au tapement de texte = une goutte je crois que c’est plutôt ça ^^
Finish ! Bon je reste à l'affut pour la prochaine fois ça devient très intéréssant :p

Allez Bonne chance Triss !!

Répondre

Posté par Shadow Gamer le 07-03-2008 à 20:07  
Avatar de Shadow GamerUne chose à dire :
--> J'adore !!!

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